Éternelle gaieté de l’enfance

Par cet enfant Céleste, il me souvient que jamais, même aux prises de douleurs, je ne dois perdre ma capacité de gaieté et d’émerveillement face à la vie, au monde. Je sais que le chemin est ardu, que la plus grande charge mentale vient de la douleur physique, celle qui évacue le sujet du monde ataraxique en le tordant vers un monde infernal, celle qui empêche la capacité d’apprécier le pur instant présent, à exercer l’extase spontané, à se fondre dans le cosmos. Je sais qu’il est extrêmement compliqué de faire avec, surtout lorsque le mal est vif. Et même ; la plus petite douleur, une mauvaise phase de digestion, une ampoule aux pied, grippent la mécanique du moi léger, nous poussent hors de l’état de complétude.

Pourtant, je jure que le maximum est et sera fait de ma part.

Que ma vie, et ma pensée seront de véritables tableaux de gaieté.

Un déroutant impressionnisme d’irréalité.

Que dans les plus beaux moments, tapis dans l’ombre, ces instants de désolation me suivront de prêt pour me rappeler que non, un état de sérénité physique n’est pas commun, n’est pas chose normale, chose logique, chose due.

Qu’il est merveille.

Pure merveille de l’instant.

Que mon esprit se délecte de cet état, qu’il communie en symbiose avec le grand tout.

Là est le plus grand combat : souffrir avec le sourire – jusqu’à ne plus souffrir.

Côtoyer l’impossible.

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