La fin d’un Monde

Le gros problème quand tu es un citoyen lambda, c’est que presque personne ne t’écoute. Et puis ça arrive. Et plus vite que prévu. Au travail on te prend pour un mandaï sous prétexte que tu es plus jeune, peu d’expérience et blablabla, de plus tu ne fais pas partie de la classe supérieure alors pourquoi t’écouterait-on ? Exécute et ferme-la. Fais de l’oseille. Ailleurs on te prend pour un illuminé car tu ne penses pas dans les clous depuis ta prime jeunesse. On te dit c’est comme ça qu’il faut faire. Et pas autrement. Penser c’est un truc d’aristo à la con.
Il y a bien là un malheur ontologique pour celui qui n’a pas la chance de pouvoir faire l’ENA comme monsieur Attali ou de faire partie des cercles d’influences. L’intelligence est avant tout une malédiction pour celui qui n’est pas dans le bon système.
Tout jeune, on nous apprend à jouer petit, vivre petit, penser (si tu as cette chance) petit. Voir petit. Au pas ! Il faut bien de la chair à canon. Tout ce que l’on vous demande, c’est de consommer toujours plus, ce n’est pas bien compliqué. Tu exécutes. Tu consommes. Puis tu crèves avec ta petite pensée étriquée et ta vie d’occidental sous pilotage automatique jusqu’à ton cercueil.
Tourisme de masse. Produits de masse. Culture de masse. Et puis tout fier, l’occidental se croira exceptionnel, bouffi par la publicité. Il est spécial ! Oh oui, spécial !
La dernière croyance : le marché. Tombe. Dieu est tombé. Ce que l’on appelle la « Nature » tombe.
En prônant un hédonisme débilitant, l’Homme a érigé sa propre tombe. Où il demeura avec toutes ses chimères et toutes les civilisations qui l’ont précédé, c’était plus que prévisible puisqu’il est programmé pour cela : le parasitage.
Il dira bien que non, il est tellement anthropocentré que pour le comprendre, pourtant, c’est comme cela que ça se passe.
Conquérir. Détruire. Construire.
Mais son savoir et sa sagesse ne sont pas suffisants que pour arriver à faire quelque chose qui s’intègre dans le Cosmos. Il ne voit que la Nature que comme une ressource alors qu’elle est un système complexe que personne ne comprend vraiment.
Lui qui ne se comprend déjà pas lui-même et qui, pour les plus sages, se demande comment nous avons pu en arriver là…

2 commentaires sur “La fin d’un Monde

  1. J’avais remarqué quand j’étais consultant avec des tarifs à la tête du client, que plus le tarif était élevé, moins j’avais besoin de me justifier. Lorsqu’il était hors de prix, ce que je disais était parole d’évangile…

    Mais, il serait bon aussi que l’homme soit un peu plus anthropocentré ou alors qu’il comprenne qu’il ne peut que l’être. Il comprendrait alors qu’il ne sait rien, car les seules choses qu’il peut savoir le concerne. Ce qui signifie que son seul problème est de se croire intelligent ou plutôt de croire que certains le sont.

    Aimé par 1 personne

  2. Le nihilisme de notre époque (je ne peux parler pour les autres)…

    Et puis cette propension à se voiler la face au sujet de la nature. De la voir comme un objet, une variable, un positionnement, une statistique à traiter, une courbe à lisser,… au lieu de voir que le Cosmos nous englobe tous autant que nous sommes. 👍👍

    Aimé par 2 personnes

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