Connecter

Le champ s’ouvre à partir du moment où la volonté prend le dessus sur tout le reste. Les décisions prises ou la grande décision prise est faite d’un mélange de fébrilité, d’euphorie, de tension et de gaieté. Une imbrication de peur et d’envie mêlées. Ce qui est important de noter est ceci ; dépasser cela. L’inconnu est par essence fait de données impossible à prévoir, et ce, de façon absolue. Un professeur me disait « Votre rôle est de prévoir l’imprévisible », ce qui en soi est absurde mais nous invite pratiquement à penser plus loin que ce que nous pouvons penser ; à être alerte, dans la réactivité, à se tenir prêt à l’inimaginable. De de ce constat, il s’agit de dépasser le sentiment d’inconfort et de passer à l’action.

La pensée a elle aussi ses défauts. A tourner sur elle-même, elle perd sa dimension créatrice, se crispe à perdre sa vitalité. Si une idée demeure, le refoulement rendra le ressac plus fort. Ce qui montre son importance.

Si on ne servait que de sa raison, jamais on aurait fait de choses autres que primaires ; comme se connecter à soi-même.

Silence

Les mots, du bruit, nous arrachent du silence. La vérité ne veut rien dire. Sa parole est un cri puissant, un cri muet, un rien dire. Ne rien dire est la seule vérité qui vaille la peine d’être mise en avant. Les pensées, les opinions, les systèmes sont énergivores, parfois épuisants. Valent-ils la peine d’être engendrés ? Le résultat d’années de pensées sont-ils à la hauteur ?

Cioran disait qu’il passa sa vie à vérifier ce qu’il savait déjà à vingt ans, que ce fut un long et pénible travail de vérification. A l’inverse, d’autres amènent par l’auto-examen et l’introspection à un devenir soi nietzschéen ou simplement à un savoir jouir, un savoir souffrir, un savoir calmer le jeu ; mieux s’appréhender et donc se contrôler.

La vérité est-elle au bout ? Jamais. Désirs et souffrances suspendus, jouissances à son maximum, l’impermanence du tout est là gravée à jamais dans chaque être.  L’absolu est le silence ! Et chant d’oiseaux, bruissement d’arbres, spectacle de la nature. Plus de bruit est fait, moins le cosmos est en harmonie. L’Humain est fait pour le silence. Il est fait pour penser en silence. Se tenir éloigné de la civilisation. Le cœur de son monde, de son fondement est la forêt. Jamais pareil sentiment de quiétude n’émane de l’être une fois jeté dans la forêt ; Thoreau et Emerson ne l’ont que trop bien montré. Et puis tout le monde a fait l’expérience d’une énergie grande et nouvelle au contact de l’air forestier, de son paysage, de son atmosphère. On y a envoyé beaucoup d’hommes épuisés, et sans doutes y sont-ils encore envoyés aujourd’hui.

Le silence, la santé, un peu de travail, un potager, pas de panneaux publicitaires, quelques philosophes de grandes pensées, du temps, beaucoup de temps, de bons poumons, l’une ou l’autre activité créatrice.

Le silence enrobé du chant de la nature ; la plus grande musique du monde. La plus grande des forteresses est dans la forêt, loin de la fureur des civilisations.

A mi-hauteur, scrutant l’absurdité de la vie, allant et venant, maitres de notre destin. Affutant notre pensée, abreuvée par le silence.

Plus fort encore.

Nous devons tant au silence.

Enfer

L’occidental devint même dégoutté d’habiter l’Europe. Les affamés savent le prix de la vie, la souffrance qu’elle implique. Les conformistes aux pieds de la sacro-sainte consommation, les voulant être originaux, les marketisés, bien qu’ils s’en défendent, sont bel et bien dans la troupe.

Le nouveau Dieu est une Déesse; surconsommation.

Enfer aux consommateurs-consommant.

Aillez faim de poétique, d’art, de musique et de philosophie.

Aillez faim!

Enfer aux consommateurs-consommant.

La Frustration d’un monde de porcs et de truies

Dans le monde des porcs et des truies, l’amour de l’autre est mort.

Vous savez, cet amour fait de dévouement, de bienveillance, de compréhension et d’altruisme. Cet amour qui ne demande rien grand chose d’autre que de rendre le monde heureux et cela sans contrepartie, même si les difficultés sont nombreuses. Cet amour qui fait fi des classes sociales, des sexes, des appartenances, des différences. Le grand, le noble amour.

Celui-là n’est même jamais né dans le monde des porcs et des truies. Là, tout est calcul.

Qu’ils sont beaux ces gens hors de l’empathie, qui ne se sentent vivre que dans la confrontation, à vouloir faire du monde un monde soumis à leurs envies, à leurs besoins, à leur ego, à leurs pensées, à leurs pulsions, à leurs propres bassesses! Du tout pour moi, jusqu’à l’écrasement total de l’autre. Misérable.

Ceux-là qui croient gagner de leurs faux sourires, de leurs passions mutilantes et destructrices. Ceux-là qui salissent l’atmosphère d’un monde qui n’a jamais été facile à vivre et qu’il l’est plus encore par leur présence néfaste. Ceux-là qui n’embellissent rien et qui s’en gaussent. Qui ne pensent qu’à leurs intérêts encore et toujours. Qui viendront vous agresser sous le coups de leur libido, de leurs mauvaises éducations, où je ne sais quelle excuse encore.

Le sexe ne fait pas tout, certains sont nés pour être des porcs et d’autres des truies. La grande différence entre les deux est celle-ci; le porc est plus porc que la truie.

Et si il y a bien une chose que je sais, c’est celle-ci; à chaque moment, un homme, une femme, ont le choix, la liberté, de faire le bien ou le mal, et ce, peu importe leur provenance.

Chacun fait le choix d’être un porc ou une truie, même s’il est né dans un environnement de porcs et de truies.