Enfer

L’occidental devint même dégoutté d’habiter l’Europe. Les affamés savent le prix de la vie, la souffrance qu’elle implique. Les conformistes aux pieds de la sacro-sainte consommation, les voulant être originaux, les marketisés, bien qu’ils s’en défendent, sont bel et bien dans la troupe.

Le nouveau Dieu est une Déesse; surconsommation.

Enfer aux consommateurs-consommant.

Aillez faim de poétique, d’art, de musique et de philosophie.

Aillez faim!

Enfer aux consommateurs-consommant.

La Frustration d’un monde de porcs et de truies

Dans le monde des porcs et des truies, l’amour de l’autre est mort.

Vous savez, cet amour fait de dévouement, de bienveillance, de compréhension et d’altruisme. Cet amour qui ne demande rien grand chose d’autre que de rendre le monde heureux et cela sans contrepartie, même si les difficultés sont nombreuses. Cet amour qui fait fi des classes sociales, des sexes, des appartenances, des différences. Le grand, le noble amour.

Celui-là n’est même jamais né dans le monde des porcs et des truies. Là, tout est calcul.

Qu’ils sont beaux ces gens hors de l’empathie, qui ne se sentent vivre que dans la confrontation, à vouloir faire du monde un monde soumis à leurs envies, à leurs besoins, à leur ego, à leurs pensées, à leurs pulsions, à leurs propres bassesses! Du tout pour moi, jusqu’à l’écrasement total de l’autre. Misérable.

Ceux-là qui croient gagner de leurs faux sourires, de leurs passions mutilantes et destructrices. Ceux-là qui salissent l’atmosphère d’un monde qui n’a jamais été facile à vivre et qui l’est plus encore par leur présence néfaste. Ceux-là qui n’embellissent rien et qui s’en gaussent. Qui ne pensent qu’à leurs intérêts encore et toujours. Qui viendront vous agresser sous le coups de leur libido, de leurs mauvaises éducations, où je ne sais quelle excuse encore. Oh oui, de plus, ils aiment jouer les victimes.

Le sexe ne fait pas tout, certains sont nés pour être des porcs et d’autres des truies. La grande différence entre les deux est celle-ci; le porc est plus porc que la truie.

Et si il y a bien une chose que je sais, c’est celle-ci; à chaque moment, un homme, une femme, a le choix, la liberté, de faire le bien ou le mal, et ce, peu importe sa provenance.

Chacun fait le choix d’être un porc ou une truie, même s’il est né dans un environnement de porcs et de truies.

Enfant

Vous qui entrez dans ce monde, abandonnez tout espoir.

Fuyez les vanités les plus insidieuses, les plus perverses.

Désertez votre race, votre être, votre pensée, votre condition, votre sexe.

L’enfant est parti.

Le vôtre. Il n’est plus qu’un lointain souvenir décharné.

L’insouciance gît sous terre.

Toutes les sophistications et les choses simples que vous vous donnez ne sont rien.

La puissance de l’intuition enfantine est éteinte.

Le réel médiatique est posé devant vous, il a la tête d’une murène.

Humains, vous pensez, mentalisez, pesez le pour ou le contre, rationalisez, anticipez, modelez l’avenir.

Les années choient sur votre dos, sur vos épaules. Vous vous courbez de réalité.

L’émerveillement et le mystique ont fui,

ils ont laissé place à l’économie.

Et faîtes ou dîtes ce que vous voudrez, c’est comme cela,

l’enfant n’est plus là.

Il est mort bien trop vite.