Qui écrit les légendes ?

Première explosion.

La déflagration est surpuissante.

Les glaïeuls sont en feu.

 

Ils eurent le temps.

 

On ne bâtit rien de bon avec des mensonges.

Il est l’heure de l’ultime retour.

 

Celui dont vous ne serez jamais capable.

 

Il est l’heure de l’atomisation.

On ne fait rien de bon avec des cadavres.

Mélodie spectrale

Je ferme les yeux.

La réalité me file entre les doigts.

J’ouvre les yeux.

 

On me dit que j’ai l’air bien.

Je vois des spectres.

Je tremble.

 

L’anxiété me mange, elle n’est jamais repue.

Elle me veut moi.

Quoi que je fasse, elle est là.

Elle me torture. M’électrise. Me tabasse.

 

Pourquoi ?

Je n’ai rien fait de mal.

Est-ce moi ?

Est-ce moi le spectre ?

 

Je tremble.

J’encaisse ses coups.

 

Je tiendrai debout,

acouphènes ou pas.

 

Désintégration solaire

Le soleil noir transperce mon être.

Il m’englue. M’étouffe. Electrifie mes nerfs.

L’azur, mes origines, l’azur, ils m’ont enlevé l’azur.

Usure et fulgurances,

tellement futiles aux yeux du monde.

Ce combat est désespéré.

Baroud d’honneur à chaque souffle.

A quoi bon ?

Et puis le calme, la sérénité, les grandes batailles, les lendemains d’héroïques victoires,

ne viennent jamais.

Tant d’efforts.

Tant de douleurs.

De dépassement pour si peu.

A quoi bon ?

J’ai fait ce que j’avais à faire; le maximum.

Je traine ma carcasse fatiguée sur les brillants pavés de l’automne.

Je frémis. Je titube. Les oiseaux aussi.

Je frémis. Je titube. L’horreur ne me lâche pas.

Je frémis. Je débloque, et l’époque me lynche.

Cette existence, cette charpente n’amène rien de bon.

Je suis ce spectre d’un autre temps.

Inadapté. Inactuel.

En peinture, en poésie, en écriture, en être, en vision.

Rien. Rien. Rien de concret.

La misère arrive tout doucement,

je peux la voir, la sentir, et personne ne m’aidera, je le sais.

Mon moi est d’ailleurs.

Damnation.

Je ne renonce à rien. Je prends tout.

Belge grisaille,

soleil mort,

humidité.

Broyant mes os.

Il m’ont éjecté de leur Monde.

Artiste raté.

Orgone

Transfusion de l’essence

Electrification du corps,

dans une position christique.

 

J’ai bien senti qu’elle venait d’ailleurs.

 

Avant moi,

après moi.

 

Que j’étais un ailleurs.

Part irréductible en moi.

En tout.

 

Du meilleur au plus mauvais.

 

Réceptacles de l’énergie primaire.

 

Cosmos

 

Orgone

 

Eternel éternel.

 

 

Nébuleuse

Le rempart, le dernier, le tout dernier.

D’une douleur constitutive, ontologique,

de ce que l’on n’a pas voulu.

 

Presque perdu d’avance.

 

Douleur, douleur, douleur.

Crispation et tension

 

Monstre infaillible,

ne laissant pas de repos.

 

Me détruisant chaque seconde durant.

 

Créer ou finir tué par l’Angoisse,

Aimer ses chimères avant que la dernière digue ne lâche.

 

Entre vie et mort, déjà.

 

La nébuleuse ne me lâchera pas.

Métapoésie

C’est un état de grâce. Adamantin, que cet état dans lequel la clairvoyance domine. Ce prisme qui amène à la pleine possession de la vision. Qui laisse libre-cours à la poésie ; la métapoésie. Source de la métaphysique. Regard perçant de l’Aigle. Qui toise les concepts.

La poésie se vivant, se faisant, qui n’a nulle besoin d’être écrite.

La plus sublime des sublimes. Nectar de nectars. Composition totale. Le méta en temps réel. La vie transfigurée par le génie des sens. Des sphères psychiques jusqu’aux bosons.

Poésie Totale.

Si peu sont Poètes.

G.

Dans les labyrinthes du monde, nous nous obstinons.

Les kilomètres sans fin franchis,

esclavagistes.

 

Que de belles chimères,

j’ai vu là en haut,

dans ma tête.

 

Que de belles promesses

me furent faites,

dans l’Arène.

 

Lumière hypnotisante.

Flash percutant.

Panneaux obnubilant.

 

Quelques grattements rendirent compte,

de la macabre danse.

 

Mesdames et Messieurs,

vivre c’est consommer,

consommer c’est vivre.

 

Je vous prie.

 

Dansons !

 

Ailes

Notre cerveau post-industrialisé,

à la méthode Taylor

parcellise notre vision.

 

Donnant une patine conforme à ce que nous pensons.

 

Qu’est-ce que le moi ?

Qu’est-ce que le nous ?

 

Conscience de.

Souffle vital.

 

Il n’y a bien aujourd’hui que la pensée océanique qui me plaise.

Aux ailes azurées sans fin.

Retournant les abysses sans fond.

 

Disparition des chaînes.

Éternel

Il n’y avait là aucune élégie à faire.

Ma pensée torve, déraisonnée explosait,

faisant petit sens dans un tout incompréhensible.

 

Elle était bien là à l’image du monde.

 

Un marteau frappé sur une enclume,

bientôt remplacée

par un autre marteau.

 

Ersatz éternel.

Exortum est in tenebris

Je me fonds dans les ténèbres.

Traînant le cadavre de Dieu.

Et le Diable me traque.

 

Je me fonds dans les ténèbres,

et ma foi morte se moque de moi.

 

Je me fonds dans les ténèbres,

et Dieu n’est pas à mes côtés.

 

Le Diable se fiche pas mal de moi.

Et Dieu m’en veut.

 

Morts, morts, morts.

Tous ils sont.

 

Apostat.

Apostat.

Apostat.

 

Nihilisme.

 

Seul. Seul. Seul.

 

Du début à la fin,

je danse gaiement face au désespoir.

La nébuleuse du désespoir

Les oiseaux me parlaient,

j’étais nonchalamment accoudé à cette vieille table

buvant et lisant un texte de Julien Offray de La Mettrie nommé « L’homme machine ».

Les oiseaux me parlaient,

ils me soufflèrent ce que je savais déjà ;

la dernière étape.

Je me mis à pleurer, de longues poussées de larmes brûlèrent mon visage.

Me sentant responsable de la courbe mourante, je ne puis m’empêcher de dire.

« Mes amis, je suis comme vous, né à un moment, à un endroit. Je suis le fruit de la ligne du temps, de la biologie. Je vous ai aimé depuis le début, comme j’ai aimé le soleil et le vent sur mon être. Je vous ai aimé de tout mon cœur. Vos cages m’ont toujours parues insupportables. Pour cela, dès que j’ai pu, je vous ai offert graines dans de nombreuses mangeoires. Que vous vous sentiez au mieux chez vous, un éden vous étant dédié. Que puis-je y faire mes amis ? Moi aussi, je m’éteins ».

Un rouge gorge me fixa puis s’envola.

Mes larmes chantèrent aussi.

J’étais seul face à la dernière étape.

 

 

 

Aventure

Au milieu de la nuit tombante,

mille vies en soi,

dansent,

loin du cimetière des désespérances.

 

Le spleen décomposé,

fracassé,

par la gaieté,

se tient à l’écart.

 

Laissant le chemin libre,

à la douceur.

Celle qui fit de l’enfance,

la plus Belle Aventure.

 

Un émerveillement plus grand,

que toutes les douleurs.

 

Non retour

Cela fait tellement de temps,

que l’on cherche la vérité,

en face d’un miroir.

Aspiré par les ondes, vers les points de fuite,

une entité pensive,

animée par le grand rien, se meut.

Elle cherche justificatifs à l’existant,

foi,

explications,

sans fin.

Et tandis que les hordes de miroirs se massent,

tout autour,

elle a déjà atteint le point de non retour.

 

 

Le dernier cimetière de notre jeunesse

Il y a dans chaque système,

oppresseurs et oppressés,

à différents niveaux.

Dans ton cas, c’était trop haut que pour être vivable.

Le moment est celui-ci,

je m’efface,

devant le maître on fait place ;

Les cris d’oiseaux de la machine qui s’assoupit
Le fer malade enfermé à double tour dans l’atelier
Les salaires planqués derrière les rideaux
Comme l’amour que les jeunes ouvriers enfouissent au plus profond de leurs cœurs
Pas le temps d’ouvrir la bouche, les sentiments sont pulvérisés.
Ils ont des estomacs cuirassés d’acier
Remplis d’acides épais, sulfurique ou nitrique
L’industrie s’empare de leurs larmes avant qu’elles ne coulent
Les heures défilent, les têtes se perdent dans le brouillard,
La production pèse sur leur âge, la souffrance fait des heures supplémentaires jour et nuit,
L’esprit encore vivant se cache
Les machines-outils arrachent la peau
Et pendant qu’on y est, un plaquage sur une couche d’alliage d’aluminium.
Certains supportent, la maladie emporte les autres
Je somnole au milieu d’eux, je monte la garde sur
Le dernier cimetière de notre jeunesse.
Xu Lizhi, poète et ouvrier chinois dans une des usines Foxconn fabriquant des téléphones portables, s’est suicidé en 2014. Il avait 24 ans…

 

 

Gaieté

Les cercles de l’enfer se meuvent,

dans un mouvement circulaire.

Et nous, qui nous sommes placés au-dessus de tout,

n’en sommes que les rouages.

Vous êtes-vous purgés de toutes vos peines ?

Non. Bien sûr que non.

Il y a celles venues et celles à venir,

encore.

 

Avez-vous accepté que toute la gaieté mise en avant n’est que paravent ?

un mauvais jeu d’acteur.

Peut-être, peut-être pas ?

Acteurs,

il ne s’agit pas là de jouer un rôle,

mais d’être le rôle.

D’effacer le rôle.

De n’être que gaieté.

 

Folie,

dans le purgatoire !

 

Vous n’êtes que vous-mêmes,

mortels !

Paons

Il n’y a rien d’autre derrière le ciel que le néant.

Mettez toutes les croyances que vous voudrez.

Elles ne reposent que sur de la poussière,

le futur nous attend tous ; il n’est que poussière !

Alors, tandis que les plus nihilistes d’entre-nous se sont inventés des arrière-mondes, des religions, des Dieux pour mieux vivre les difficultés d’être en vie,

nous nous pâmons, nous, les plus croyants de tous les plus croyants,

nous, les dompteurs du Néant.

Et s’il faut souffrir, nous souffrirons avec le sourire.

Terreau

On ramasse les bris de rêves

par terre.

On les entasse dans des espaces

mortuaires.

 

Tels des jouets d’enfants usés, défigurés, oubliés

ils demeurent.

 

Ils se fondent, se soudent, brulent.

 

Jusqu’à Incubation.

 

Et si la Providence, la force de caractère,

affleurent .

 

Vient alors la Détonation.

 

Sonnant réveil de la fière, grande, et

Majestueuse volonté.

 

Grand devenir soi.

Fuite

La terre Voluptueuse terre,

me donnait les quelques images,

que j’avais grande envie et encore force de voir.

 

Derrière le champ économique,

je voyais autre chose.

Un autre destin de vie.

Un Monde hors Marketing. Un grand Monde.

 

Hors divertissement machinisé,

et sans fin.

Une sortie du perpétuel bal des nouveautés et critiques en tous genres.

 

Ô quel grand bien me procure cette fuite hors du monde.

Aux orées du moi.

Je sens être autre.

Je me vois entouré de grandes pensées et de grands penseurs.

 

Dans le temps long,

non interrompus par la publicité.

Il m’est permis d’apprécier l’Art.

De faire de ma Vie un début d’Art.

 

De prendre livres, pinceaux et plumes.

De prendre le temps de faire des choses banales.

Pain, poules, potager, Cosmos.

Loin de l’instantanéïsme, je trône.

 

Il me sent être comme le voyageur contemplant – ma Vie,

avec du goût et de riches nutriments.

Avec parfois,

quelques amertumes de ne m’être réveillé avant,

je l’avoue,

Mais je sais que le réveil d’aujourd’hui,

est moins beau que les réveils à venir.

 

Ô Providence soit clémente. Donne moi les clefs pour demeurer,

hors du monde, un peu plus.

Je ne veux plus être de ces petits homo economicus,

ce petit homme, à la tête coupée, courant derrière quelques deniers.

Spectral

J’ai en l’espace, amené les restes de la compréhension de mon être.

Je les ai moulu jusqu’aux bosons.

Montée vers le néant.

Le Cosmos.

Remontée vers l’essence.

Le Chaos.

Désintégration des systèmes, des concepts, de la pensée.

Un état de plénitude.

Ataraxie en et hors soi.

Loin de toutes les prétentions humaines, des ajournements.

La bonne Vie.

J’y suis. J’y demeure.

Les impératifs catégoriques se décalent.

Je suis spectral.

Un moi sans attente,

prenant le tout et le rien.

Un pressentiment.

Une prescience.

Hors du rôle.

Humain magistral.

Désagrégation

Les quelques envies faites,

de néant, d’incomplétude,

dans les bras de la vie parfaite,

n’existent plus.

 

Tout prendre sans retenue.

Désagréger le psychisme,

jusqu’à même le superflu.

 

Un non-être accueillant l’expérience.

Son grand maitre le silence.

 

Se perdre sans cesse,

sur le chemin de la vie économique.

Alors que l’émerveillement et la gaieté,

sont les seules choses à cultiver.

 

Les désirs plus grands en non-désirs.

La vie plus grande en non esclave de soi.

 

Le Cosmos,

les démons

et l’éblouissement.

 

En paix.

En Toi.

Supra

Les phares éteints.

La pleine puissance,

aspire à revenir.

 

Elle a en tête,

les temps anciens,

trempés de foi.

 

Volonté de dépassement.

Recherche de transcendance.

Eblouissement du ciel par les cieux,

côtoyant,

fatigue et désespérance,

lovés au pied de la porte,

du postmodernisme.

 

Le combat de l’interminable raison s’avéra tronqué.

 

Opinions lancées,

sans véritable fond,

sans fin.

 

Débats sur débats.

 

La grande libération.

n’amena pas l’évidence,

du divin soi.

 

Un supra soi ;

 

Être autre chose,

qu’un produit griffé,

de marques marketisées.

 

Bouffie de consommation,

notre grande Humanité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Petite machinerie de la joie

La grise vision chaotique,

du journalier médiatique

entache la lumière enfantine.

Poussés à penser cathodique,

les ondes bêta jaillissent.

 

Dans un grand bal d’opinions,

les psittacidés sévissent.

Le but est d’avoir raison,

sans avoir grande raison.

 

Du fond et de la réflexion,

ils ne s’enquièrent.

Emporter la mise,

mettre l’autre par terre.

 

Ô ami, sais-tu à quel point nous sommes loin de cette valse,

elle ne nous est que grotesque et futile.

 

Hors-du-temps,

nous faisons partie du champ de l’universel, du subtil.

 

Forteresse.

Immense forteresse.

D’aspiration mystique.

 

Notre religion ;

l’extase d’un moment banal,

capturé par photo mentale,

et poétisé.

 

Assemblage d’Elixirs mentaux,

faits d’émerveillement,

de non-jugements,

de slaloms hors-concepts.

 

Intrépides,

face au grand vide.

 

Stoïcien, épicurien,

notre destin.

 

Loin des média

se trouve

notre petite Machinerie de la joie.

 

 

 

 

 

 

Droiture

L’enfant pointe l’index vers le ciel.

L’oiseau tel une torpille,

fond vers l’infini.

Ubuesque et grandiose,

notre regard noir et perçant.

 

Cette vie nous a été donnée,

malgré nous.

Une époque. Un corps. Un théâtre. Un cadre.

Du non-choix.

Un catapultage.

 

Mais ensemble, nous pouvons vivre comme des titans.

Se créer liberté.

Se déjouer de la décadence.

Se bâtir fierté

S’ériger dignité.

 

Devenir Dieux, nous demi-Dieux.

Rétablir la vitalité du Monde, nous vitalistes.

 

Finir légers et gais,

à suivre cet oiseau.

A nous fondre dans notre propre ciel.

 

Hors-du-temps.

A contrevent.

 

Nous, les inactuels.

 

 

Royauté

Les déterministes disent que tout est pré-déterminé, que les battants sont nés pour se battre, les oppressés nés pour se soumettre. Une bataille entre vainqueurs et vaincus.

Il est vrai que l’on a jamais vu un ouvrier président ou roi.

Les rôles sont multiples, changeants, impermanents.

Guerrier(e), choisis et prends tes armes.

Être son propre roi est l’enjeu.

Le temps comme allié ou adversaire.

 

 

Bref condensé d’un monde

Les âmes authentiques. Les vertueuses, ne se posent en maîtresses du monde. Et c’est en cela que nous perdons notre bel avenir.

Chaque système engendre des monstres. Le nôtre agonise et les mutilateurs en profitent.

Les esclaves comme observateurs regardent la fin venant.

Petits spectateurs du désastre d’un monde à l’agonie.

Pantins tenus par des pantins d’autres pantins.

Furie in situ

On recherche le déchirement du ciel.

Les fracassants coups de tonnerre.

Le passé mort et enterré, revenant des eaux troubles.

L’impermanence de l’état de vie.

Un état de grâce.

Une sortie de soi à pleine vitesse.

La chimère des chimères,

sublime, immense.

Grandiose déraison.

Un impact tonitruant.

L’amour de la terre et des bêtes.

Un éblouissement de l’âme.

Les grandes contrées jamais foulées.

La luminescence tueuse d’abysses.

Dans la barque d’Alighieri,

à siffloter d’aisance.

Que devant nous, les cercles de l’enfer palissent.

Une mystique de vie,

à fleurir la tombe des Dieux.

Le cosmos pour seul allié.

Nous, les Exaltés.

Mécanique

Il y a l’opium du peuple.

Il y a la philosophie.

Il y a les dogmes, les arrières-mondes.

Il y a la déconstruction, les abstractions.

 

La vérité est multiple.

Prismatique.

Chacun est produit de concepts,

eux-mêmes produits de concepts.

Liberté ?

Il est bon et mauvais d’avoir de grandes ambitions.

Les choses sont à expérimenter.

 

Chacun est sur sa Voie.

Ontologique.

 

Être

La promenade au milieu de l’être,

n’en fut pas une.

Tant de fois, elle fut misère,

que tu en gardes encore amertume.

Et du cap maintenu.

Malgré les rafales de vent, des maelström.

Tu n’as rompu.

Aujourd’hui, la délivrance t’embrasse.

Tu te dis que cela en valait la peine,

que même l’amertume n’est éternelle.

Incandescence

Cette possibilité.
Cette infime possibilité,
qui flotte, à nous narguer.
Nous la prendrons comme devoir d’Humanité.

Ce spectre omniprésent qu’est la folie humaine.
Qui n’a que trop frappé, et ne frappe que trop encore.
Ne saura tuer le petit enfin qui rêve encore.

Au fond de ses yeux, son monde majestueux vit.
Il s’étend, là où le mal ne pourra jamais s’étreindre.

Là où même les aigles ne volent pas.