Nébuleuse

Le rempart, le dernier, le tout dernier.

D’une douleur constitutive, ontologique,

de ce que l’on n’a pas voulu.

 

Presque perdu d’avance.

 

Douleur, douleur, douleur.

Crispation et tension

 

Monstre infaillible,

ne laissant pas de repos.

 

Me détruisant chaque seconde durant.

 

Créer ou finir tué par l’Angoisse,

Aimer ses chimères avant que la dernière digue ne lâche.

 

Entre vie et mort, déjà.

 

La nébuleuse ne me lâchera pas.

 

 

 

 

 

Zemmour, Houellebecq, l’Occident et l’Avenir

Zemmour et Houellebecq représentent à merveille l’Occident d’aujourd’hui. Ils sont les symptômes de ses maux ; la transmutation du psychisme d’une grande partie du peuple et du Temps condensés dans deux personnages. Ceci : le Nihilisme, la perte de Vivacité, l’impossibilité de voir au-delà de soi, du marché, de la Nation, une vision pessimiste de l’Avenir.

Ils se basent sur des faits établis, sur ce que le monde moderne leur envoie. Et c’est en cela qu’ils sont de parfaits baromètres de notre Temps. L’inverse du pan de la gauche aux grands principes d’ouverture et de foi dans l’humain, ceux qui trouveront toujours des raisons, des excuses aux pires des salopards. Malgré les pistes brouillées, les valeurs portées sont quasiment identiques : Nihilisme, essoufflement.

C’est un esprit nouveau dont l’Occident a besoin. Entre Vitalisme et Naturalisme. Tant que le profit, le PIB, la consommation seront les valeurs suprêmes de notre Civilisation, rien de bon ne pourra plus advenir. L’épuisement psychique vient de là : destruction de l’Esprit et du Sacré (le sacré étant la Nature, socle de la Vie, celle que nous avons battue à mort. L’Esprit, notre faculté à penser de façon équilibrée. La raison n’a pas tout réglé. L’Anthropocène en est le fruit).

Sortir l’individu de l’horizon libéral-capitaliste par la nature, l’entraide, l’empathie par rapport aux autres et autres espèces. Réenrichir ce que l’humain porte de plus beau en lui. C’est un programme complet à mettre sur pied. L’Esprit au sens philosophique avec sa part de mystique. la Superbe. Le Sacré. Tout est là dans le Cosmos. En nous.

Quelle est le symbole de notre Temps ? Une pomme ? Gâtée ? La technologie ?

Quelqu’un me dit sur les réseaux sociaux que mon discours porte un germe totalitaire. Il ne sais certainement pas que l’injonction faite au bonheur, à la liberté, du libéralisme et du Capitalisme est elle plus totalitaire que ce que je porte : le Vitalisme et l’Esprit dans un monde de profit infini. Sa promesse. Jouissance sans effort.

Il ne comprend sans doutes pas non plus qu’une prise de position porte en soi un totalitarisme, prendre une décision, un chemin, faire une profession de foi en quelque chose, est en soi subjectif.

Exemple : le néolibéralisme qui veut que le marché ne soit pas régulé, ce qui est aussi un totalitarisme quand on voit les résultats, la pauvreté qui grandit. La « liberté » ne débouche pas toujours sur ce que l’on espère. Voyez la porosité entre le couple démocrature-démocratie.

Je ne décide de rien pour l’Humanité, j’expose ici, par impératif. Mais sachez que d’autres ont toujours décidé et décident toujours de ce qui est bon ou mauvais pour l’Homme, c’est ce qui fait la direction de la marche humaine…pour le meilleur et pour le pire.

Je dis aussi que des valeurs universalistes, universelles, la Nature et l’Esprit sont à cultiver. Culture. Permaculture. C’est de là que le meilleur peut advenir. Pas dans la marche au profit et au Progrès pour le Progrès. Les valeurs de Connaissance, de création, de respect de la Nature doivent atteindre les cimes les plus hautes de l’Être. Le devoir de notre race est celui-là et pas ailleurs. C’est là que nous pourrons contrer l’Anthropocène. Ramener la philosophie dans la Cité.

Henri Ford ne voulait pas de penseurs mais des travailleurs. En 2019, on veut des consommateurs. En ce qui me concerne, j’avance qu’il nous faut l’inverse. Et mieux : des penseurs pratiques, des créateurs, c’est-à-dire des gens capables d’aller vers l’autonomie alimentaire, de pensée, de créer de l’Art Total, d’être Art, dont les connaissances les amènent à une sagesse pratique enrichissant le Cosmos (la néguentropie). Un savoir pratique holistique. C’est à partir de là que l’amour de la Vie, du savoir naît ; l’amour de la connaissance. La Vie Artistique.

Ce qui débouche à une autre manière d’être et de posséder. J’en fais moins même l’expérience. Il faut une certaine radicalité avec soi pour changer profondément. C’est le prix à payer de l’individuation.

Chercher dans La Vita Artistica.

 

Gilles Deleuze écrira dans Pourparlers :

« un artiste ne peut pas se contenter d’une vie épuisée, ni d’une vie personnelle. On n’écrit pas avec son moi, sa mémoire et ses maladies. Dans l’acte d’écrire, il y a la tentative de faire de la vie quelque chose de plus que personnel, de libérer la vie de ce qui l’emprisonne. […] Il y a un lien profond entre les signes, l’événement, la vie, le vitalisme. C’est la puissance de la vie non organique, celle qu’il peut y avoir dans une ligne de dessin, d’écriture ou de musique. Ce sont les organismes qui meurent, pas la vie. Il n’y a pas d’œuvre qui n’indique une issue à la vie, qui ne trace un chemin entre les pavés. Tout ce que j’ai écrit était vitaliste, du moins je l’espère… »

Profit infini

Il n’y a jamais eu de paix. Nous avons toujours été en guerre. La vie est rapports de force. Les dominants exercent leur pouvoir de manière plus intelligente, tout simplement. Les esclaves sont mieux soignés. La guerre est devenue essentiellement psychique en Occident.

Le capitalisme devenu essentiellement financier, le corps de l’Homme sert moins, c’est son esprit qui tourne à plein régime. Le Capitalisme industriel amenait plutôt à l’épuisement du corps. C’est en cela que la souffrance de l’Occident est psychique.

Balayez les grands projets pour consommer toujours plus et l’esprit n’est plus rien d’autre que du temps de cerveau disponible pour les publicitaires.

Les antidépresseurs et l’alcool sont les bonbons des adultes.

Le Vie est ailleurs.

Pas dans le profit infini.

Métapoésie

C’est un état de grâce. Adamantin, que cet état dans lequel la clairvoyance domine. Ce prisme qui amène à la pleine possession de la vision. Qui laisse libre-cours à la poésie ; la métapoésie. Source de la métaphysique. Regard perçant de l’Aigle. Qui toise les concepts.

La poésie se vivant, se faisant, qui n’a nulle besoin d’être écrite.

La plus sublime des sublimes. Nectar de nectars. Composition totale. Le méta en temps réel. La vie transfigurée par le génie des sens. Des sphères psychiques jusqu’aux bosons.

Poésie Totale.

Si peu sont Poètes.

Joker, celui qui devint ce qu’il ne voulait être alors que ce n’était qu’une question de Temps

Certains disent que le Joker est une ode à la violence.

Mon avis :

Ce n’est pas l’apologie du crime qu’il fait. C’est la démonstration de la vengeance. Aussi bon que l’on puisse être, nous avons tous une limite animale aux bafouements que nous pouvons subir.

Le respect amène respect. L’irrespect, la violence.

Ce n’est pas l’apologie du crime qu’il fait. C’est la démonstration de la vengeance. Aussi bon que l’on puisse être, nous avons tous une limite animale aux bafouements que nous pouvons subir.

Enlevé la dignité d’un homme, que lui reste-t’il ? Haine. Haine. Et haine.

Dans le joker nous voyons (et c’est Nietzschéen) que la meilleure vengeance est la puissance. Totale puissance. Celle qui ne se soucie pas de celui qui veut lui causer du tort, qui le balaie d’un revers de main. Comme-ci il n’existait pas. Un non-événement. Entre mépris, cataclysme et délivrance.

De plus, Joyeux, le Joker, luttait contre lui-même, pour ne pas devenir un monstre, il tentait d’atteindre la gaieté, de faire rire chaque jour, alors que sa vie, son être le poussait à l’inverse.

Lui qui avait tant souffert depuis sa petite enfance, était ontologiquement destiné à faire le mal. Comble de l’histoire, la société, l’autre, l’ont amené à devenir la bête qu’il cadenassait.

Pour les damnés de la terre, la rébellion, la révolte peut surgir à tout moment. a que l’on crée des monstres. Ce que cette société devient ; une monstruosité où les valeurs les plus nobles sont les plus menacées.

Tendez l’autre joue, vous aurez une deuxième claque.