Qui écrit les légendes ?

Première explosion.

La déflagration est surpuissante.

Les glaïeuls sont en feu.

 

Ils eurent le temps.

 

On ne bâtit rien de bon avec des mensonges.

Il est l’heure de l’ultime retour.

 

Celui dont vous ne serez jamais capable.

 

Il est l’heure de l’atomisation.

On ne fait rien de bon avec des cadavres.

Crucifixion

C’est en comprenant le rôle de la culture du sol, du rôle des aliments sur notre physiologie, que l’on se comprend soi et la vision d’une société. La charpente psychique, le circuit nerveux, affaiblis par les aliments vides de nutriments.

Ceci est une boucle ; qui choisit d’être sain produira des choses saines et solides. Qui répand du poison est déjà poison pour lui-même.

Hors aujourd’hui, tout ce qui est pour les masses est abêtissement, de faible qualité. Telle est la vision du monde moderne. Pulvérisation chimique dans les corps et les cerveaux.

Ils misèrent sur la bêtise. Ils crurent en sortir gagnants. Ils se condamnèrent eux-mêmes ainsi que leur descendance. Mais le Capital dans le fond était bien leur religion. Ce qui ne leur laissa aucun gout amer puisqu’ils eurent leurs piscines et leurs voitures.

Leurs millions.

Leurs milliards.

 

Asservissement des masses.

Atomisation de la Nature.

 

Vulgaires pantins télévisés.

Haute culture

Il y a plusieurs dégénérescences. Celle qui amène à la raison toujours plus froide, celle qui amène à la création toujours plus folle, celle qui amène à la passivité toujours plus molle… Certains enfermements sont plus libérateurs que d’autres. En ce sens tout libère et tout enferme. C’est à chacun de comprendre sa charpente psychique. Se déchirer sans cesse pour devenir une meilleure version de soi.

Petites considérations d’un peintre Vitaliste : un

Je reste ébahi par le résultat que donne le laisser aller presque total à la pratique. Comme Breton l’avait tenté avec les surréalistes, la peinture automatique, l’écriture automatique. Il s’agit de faire ressortir des siècles d’humanité dans l’acte, ne plus vouloir le contrôle, chercher l’accident, sortir de la rationalité. L’oubli de soi sans doutes. Sans garantie de résultat. Mais à l’image du Cosmos, l’intelligence innée se met en route, les lignes de codage gravées dans l’individu lui permette d’aller toujours plus loin en lui. Quelle chance est-ce que de pouvoir s’étonner soi-même.

Finalement, ce n’est pas son histoire que le Vitaliste peint ou écrit, c’est celle de l’Humanité.

Une histoire de fantasmes et de mystique.

Un besoin d’irrationalité.

C’est bien des entreprises les plus folles que naissent les plus grandes découvertes.

Une fois cela posé, il y a la cap à garder.

Nouvelle peinture européenne

L’énorme place faite aux peintres de légende me rendait de plus en plus circonspect. J’étais sorti de le lecture « En finir avec la peinture ». Et avec le temps, j’avais vu à quel point les américains sont loin de ces débats mortuaires. Les européens continuent à glorifier les génies d’antan et ne portent presque aucun intérêt à leurs contemporains (c’était déjà le cas en 1870 avec les impressionnistes, vous me direz) tandis que les américains continuent à vivre la peinture de leur époque, sans pour autant oublier les artistes anciens. Cela se voit très fortement sur les réseaux sociaux, il y a chez eux énormément de mouvements dans la peinture, dans la promotion de celle-ci, des institutions la défendant jusqu’aux artistes eux-mêmes, énormément de fraicheur vient de chez eux. La passation dans les années 1940-1950 s’est faite là, dans leur fraiche vision de la création. Les guerres ont peut-être tué notre faculté à voir libre et grand. A vivre l’Utopie d’autre chose.

Je dois bien l’admettre, les américains nous dominent, et pas simplement là, malheureusement. Culturellement, la peinture européenne post-moderne, contemporaine donc, est balayée par celle-ci. Son image et sa présence sont quasiment nulles. Entre les galleries, les salles de ventes, qui font leur beurre sur les artistes morts, et les musées qui sont dans la même dynamique. La bataille moderne est gagnée par les américains, et de loin. Dans les faits, il n’y a plus de bataille. Basquiat a donné le coup final.

Etant certain que notre peinture vivait encore, connaissant quelques artistes de qualité, j’ai donc décidé de promouvoir celle-ci. Pour commencer, je regroupe les artistes qui ont une vision propre, assez puissante, et une démarche picturale frappante pour les ramener sous la bannière de la « Nouvelle peinture européenne ». L’objectif est de mettre en avant les artistes vivants pour montrer que chez nous, la peinture se fait toujours et avec beaucoup de panache. Qu’elle est loin d’être morte. Que c’est plutôt, notre politique culturelle qui l’est. Et la vision globale de l’Europe sur elle-même.

Cette idée m’est venue à la suite d’une vente de l’un de me tableaux à Détroit mais aussi grâce à la pensée d’une dame qui me dit que j’étais bien trop entouré d’artistes morts. Après réflexion, je ne pus qu’acquiescer. J’ai donc décidé de changer de logiciel. Pour marquer cela, j’ai lancé la page Facebook, Instagram, et Twitter de la « New european paintings » et j’espère développer d’autres ressources à mon mouvement.

En avant, les vivants.

 

(Peinture de J. Atarax Montironi, la Nouvelle Religion, média mixte sur toile, 115cmx75cm, 2019)

Instagram: https://www.instagram.com/neweuropeanpaintings/

 

 

Autoréalité : le spectacle est terminé.

Tout cela ne paraitra être qu’un divertissement, un divertissement parmi tant d’autres. Au mieux une série B de série B. Quelque chose qui servira à alourdir ou alléger l’âme du lecteur, ou du voyeur. C’est au final la même mécanique que les drames à la télévision, la satisfaction de ne pas en faire partie et la tristesse pour ceux qui en sont. Comme une nappe électronique douce et grave à la fois, avec ce fond de basse qui tient le sujet dans la langueur et la stridence du clavier qui l’électrise. C’est un peu ça. Un spectacle de plus. Celui d’un homme qui perd pied. D’une âme de poète brisée par la finance. Par l’impossibilité de publier son ouvrage chez un éditeur sérieux et dans la même dynamique, de trouver une galerie assez professionnelle que pour espérer vendre régulièrement. Une histoire tellement banale. Toole nous a déjà montré l’exemple.

La liberté, la recherche de cette liberté. Est-elle une chimère ? Souvent je me dis que je devrais écrire un vrai roman, avec une histoire qui se tient, quelque chose de vendable…mais je ne le peux non plus. Je le voudrais mais je ne le peux. Je suis condamné à la misère, mon âme.

Et puis tous ces artistes que j’affectionne sont morts depuis longtemps, je vis entouré de cadavres, de suicidés, d’overdosés. J’aurais dû réussir mes deux tentatives avant ma trentaine. Je me dégoutais tellement de ne rien avoir produit, de ne rien avoir fait, que je n’ai pu aller au bout. Sans doutes, me donnais-je une chance. Une façon de vérifier ma médiocrité sans-doutes ou de la pure couardise. Est-ce cela que de Staël ressentit ? Une fois sa lourde charge de travail accompli, ses génales visions venues et vécues, il se dit que rien ne put être plus grand. Il aimait l’Art plus que lui-même. Il avait réussi assez jeune à couper cette laisse. Génial insoumis. Comme tant d’autres artistes encore. Je pense que là est le moteur, l’anima de l’artiste, du vrai ; cette impératif qui fait exploser toutes les autres considérations. C’est fondamental. Le génie vient de là. De son impétuosité. De sa vision.

Et moi, je ne peux plus me regarder. Ni même me tuer. J’espère juste les rejoindre le plus vite. J’ai osé croire qu’enchainer les tableaux allait suffire. Qu’écrire allait aussi suffire. Qu’être productif était la solution. J’avais oublié le génie. Je n’en avais pas suffisamment.

Que ce piètre spectacle, ce mauvais jeu d’acteur se termine une bonne fois pour toute.

Il y aura bien d’autres choses pour vous divertir.

La détresse, implacable détresse, a bel et bien gagné.

Au diable la poésie.

Au diable la philosophie.

Au diable la peinture.

Seule la mort tient ses promesses.

Pauvre pitre.

Damné

Je perds tout doucement la raison, ce que l’on appelle le sens du commun, de la vie pratique. S’il n’y avait pas ma compagne et ma fille, tout serait différent, je suis tiraillé entre mes responsabilités et mon impératif catégorique, la création, depuis tout ce temps, j’ai travaillé pour amasser un peu d’argent, pour que l’on puisse vivre. J’en suis psychiquement tombé malade. Cela a craqué. Et cela craque encore, et toujours plus. Je donne le meilleur de moi-même, mais pas entièrement où je devrais le donner ; je joue sur tous les tableaux, et je me détruis à vouloir garder l’équilibre pour la famille. Déjà tout jeune, je m’empêchais cela. Mon milieu ne permettait rien, et je n’ai su brisé mes chaines.

Sans doutes, me manque-t-il quelque chose de fondamental. Que cela soit dans mes écrits ou par mes peintures, rien ne vient réellement. De petites satisfactions mais globalement je reste où je suis, dans ce que les anglophones appellent « la rat race ». Je suis dans la course des rats ! Un rat. En bas de l’échelle. De la pyramide du monde. Je fais ce que je peux pour garder l’équilibre financier, donner un sentiment de sécurité à ma famille. Et cela me coute depuis 10 ans maintenant mon énergie créatrice. Je n’ai rien publié. Je ne trouve pas un professionnel qui s’intéresse à mon travail pictural. Je ne dédie pas ma vie à la création alors que c’est mon vœux le plus cher. J’espère encore arriver à quelque chose mais force est d’avouer que je vieillis irrémédiablement et que je ne peux produire autant que je le voudrais, ni vendre autant que je ne le voudrais. Vu que j’ai des obligations, et que j’ai choisi de les respecter. Il ne s’agit pourtant pas là de devenir riche mais simplement de pouvoir peindre et écrire sans cette guillotine, celle qui à chaque fois me tranche la tête, en la faisant rouler vers mes responsabilités. Me donner une impossibilité de me fondre entièrement de la création. De pouvoir y exceller, je sais que je le peux. J’ai déjà prouvé sur un court laps de temps que je le pouvais.

Qu’il est rude le tempérament d’artiste, et particulièrement celui qui n’a pas été assez égocentré que pour embrasser totalement cette voie, et ce, quoi qu’il en coûte. Monet tenta de se suicider deux fous, il finit par tuer sa femme d’épuisement, sa première. Il était prêt à cela. S’en est-il rendu compte ? Je ne le sais. Ce que je peux dire, c’est que je n’en suis pas capable. Peut-être est-ce pour cela que je resterais un écrivain médiocre, un peintre médiocre, bref, un homme médiocre. Je ne suis pas entièrement dédié à l’art. Un raté ! Même pas foutu de se foutre en l’air.

Tout cela pour de l’argent. Pour ne pas tomber dans plus de précarité encore.

Qu’elle est rude la vie de artiste des classes du bas.

J’avais sans donne trop de cœur et pas assez de tripes.

Ou alors simplement pas assez de chance.

J’espère qu’un jour, ils m’enfermeront, que tout cela ne soit qu’un mauvais rêve.

Et bien que le froid, les ténèbres m’enserrent plus chaque jour, j’ose encore y croire.

J’ose encore croire à cet évènement salvateur, à la providence, à cette sublime minute, cet instant qui de son envergure lumineuse me dira ; fils, toutes tes misères sont derrière, te voilà sorti de ta précarité, aujourd’hui tu peux enfin souffler.

Mais, je sais au fond que les âmes des damnés ne peuvent jamais se sauver.

Foutue philosophie.

Foutue peinture.

Foutue poésie.

Foutu moi.

J’aurais aimé être un vrai artiste.

J’aimerais mourir durant mon sommeil.

Désintégration solaire

Le soleil noir transperce mon être.

Il m’englue. M’étouffe. Electrifie mes nerfs.

L’azur, mes origines, l’azur, ils m’ont enlevé l’azur.

Usure et fulgurances,

tellement futiles aux yeux du monde.

Ce combat est désespéré.

Baroud d’honneur à chaque souffle.

A quoi bon ?

Et puis le calme, la sérénité, les grandes batailles, les lendemains d’héroïques victoires,

ne viennent jamais.

Tant d’efforts.

Tant de douleurs.

De dépassement pour si peu.

A quoi bon ?

J’ai fait ce que j’avais à faire; le maximum.

Je traine ma carcasse fatiguée sur les brillants pavés de l’automne.

Je frémis. Je titube. Les oiseaux aussi.

Je frémis. Je titube. L’horreur ne me lâche pas.

Je frémis. Je débloque, et l’époque me lynche.

Cette existence, cette charpente n’amène rien de bon.

Je suis ce spectre d’un autre temps.

Inadapté. Inactuel.

En peinture, en poésie, en écriture, en être, en vision.

Rien. Rien. Rien de concret.

La misère arrive tout doucement,

je peux la voir, la sentir, et personne ne m’aidera, je le sais.

Mon moi est d’ailleurs.

Damnation.

Je ne renonce à rien. Je prends tout.

Belge grisaille,

soleil mort,

humidité.

Broyant mes os.

Il m’ont éjecté de leur Monde.

Artiste raté.

Dénégation et Anthropocène

L’accès au vrai marché, ils n’ont pas l’accès au grand marché. Pas assez de milliards. Mais ils ont accès au petit marché. Celui de l’obsolescence; des produits manufacturés partout sur le globe, en kit, gonflés au glucose, nettoyés à l’acide, emplis d’huile de palme, dopé au phosphate. L’abondance. Tout est à portée de bourse. Il suffit là d’avoir un travail, un boulot, pas un savoir faire. Diplôme, savoir se vendre, savoir se soumettre, job abêtissant. Profit. Rentabilité. Consommation. Lever. Vide. Pas de but. Impossibilité d’échanges sans arrière-pensées. Utilité. Pas de foi. Consommation. Néant. Nouveau produit. Egocentrisme. Nouveaux besoins. Individualisme. Avidité. Rationalisation. Cycle sans fin.

Au mieux, sentir que quelque chose cloche et faire le grand saut. Au pire, rester dans la masse des esclaves suffisants, temps de cerveaux disponibles comme destin.

La Nature ?

Disparue avec la leur.

Leur Cosmos ?

Consommateur-consommant.

Valeur suprême ?

Croissance.

De l’étouffement, à l’explosion des espaces clos

Il aura fallu tant marcher, tant souffrir et se trainer, pour enfin arriver à marcher.

Entouré de nouvelles et fortes valeurs.

Création, poésie et philosophie.

Le Temps et ses effets étant devenus un vieil ami.

Douleurs, angoisses, et nouveau souffle vont de pair,

les grandes victoires ne viennent jamais sans grands déchirements.

Un jour, le moment venu, peines et douleurs te souffleront à l’oreille :

« Enfin, tu nous a vaincues ».

Summum bonum

Le véritable summum ?

Surfer sur le Néant.

En rire avec provocation.

Ils inventèrent des arrières-mondes, le poids du réel courbait leur échine.

Après cela, ils bombèrent le torse, ils se dirent grands et intelligents, spirituels.

La Vérité, leurs petits livres disaient la vérité, alors ils connurent la vérité.

Tous satisfaits d’être dans la Vérité.

Ne pouvant plus atteindre le sommet des sommets.

Doutes et vérités.

La Sauvagerie, la Noblesse et le Temps

Plus le temps passe, plus j’aime à poser le seul acte d’écrire. Pour lui-même, entièrement. Sans considération. Ceci ressemble à l’idée que je me suis fait de l’artiste total. N’agissant pas là pour le public mais pour lui-même. Hermétisme au marché. Aux potentiels avis. Au destin. Aux sorties et aux probables chiffres de vente. Le fondement et le résultat de la création ne se trouvant pas là.

Je ne me représente plus moi-même à vrai dire. Tout au plus, je mets en lumière une histoire de rapports de force, d’impératif catégorique, de transmutation. La qualité ne voulant même plus rien dire. Un humain parmi d’autres.

Âme liquéfiée et lévitante.

Loin déjà de ce que l’on appelle ; la Sauvagerie, la Noblesse et le Temps.

Décadent exemplaire

Les possibilités qu’offrent la vie moderne sont incommensurables. Outre la dévitalisation psychique, ce que la quête de sens amène par la consommation comme effet. J’ai et nous avons des possibilités d’élévation par la culture bien plus larges que jamais l’Humanité n’en eut, l’offre est conséquente et à une portée de clics. Là est la grande qualité de ce Temps, le confort matériel pris dans une logique constructive peut amener le sujet vers des grandeurs spirituelles. Pourtant, cette partie de la modernité est mise à mal et se trouve de côté par ce que les réseaux sociaux donnent à voir.

Que savons-nous réellement des personnes fonctionnant dans une autre dynamique de la réaction instantanée et continue ? Ils sont bien moins exposés car ils ne participent pas à la logique réactionnaire et puérile de ce Temps. L’argumentation et le travail de recherche comme fond dominent leurs manières. Ceci m’intéresse beaucoup. Je vois là dans de ce travail d’auto-éducation ce que le système ne peut nous montrer facilement. A l’image de la pensée, des savants, de la sagesse, l’humain se construisant avec noblesse et profondeur s’est toujours vu décalé par rapport à la masse. Ce qui n’est pas qu’une vue de l’esprit, il l’est réellement. Comment bien vivre dans ce magma belliqueux, dont le principal objectif est de gagner le débat et non pas de progresser en sa pensée ?

Je peux dire que ce genre de personnes fait partie, en ce sens, de la grande famille des décadents exemplaires. De ceux qui créent leur propres valeurs, celles qui fortifient l’âme et la vision, les rendant toujours visionnaires quant à eux-mêmes et leur environnement. Leur exposition est massivement impossible car leur pensée est trop complexe, alambiquée et nuancée que pour donner aux foules ce qu’elles veulent; de la polémique. Mais vous le savez comme moi, que ceci n’est pas une affaire de réseaux sociaux. Si l’on gratte un peu plus, on tombe presque systématiquement sur le même nœud gordien; nature humaine.

Ô décadent exemplaire, puisses-tu demeurer à juste mesure dans l’ère du Temps, suffisamment assez pour te rappeler que tu n’en fais pas partie.

Tu es finalement bien trop proche de ta Nature Humaine…

Des grandes rencontres psychiques

Il m’est toujours étonnant de voir comment une existence peut dévier, se rendre vers l’impromptu, l’inimaginable, pour amener le personnage vers un destin intéressant en terme existentiel. Les gens me connaissant connaissent mon affection pour la peinture et j’avais envie ici de mentionner quelques parallèles intéressants sur la naissance d’une vocation, d’un amour passionnel pour une discipline. J’étais entrain d’écouter une biographie de Matisse et lorsque fut illustrer sa venue à la peinture, quelque chose me frappa. Je fis le rapprochement avec Pollock, Van Gogh, Basquiat, Zao Wou-Ki, Kandinsky… et les paroles de Soulages ou Benrath, je ne sais plus vraiment, raisonnèrent en moi : « C’est la peinture qui m’a choisi ».

Les destins de ses peintres le démontrent, presque tous autodidactes dans leur pratique, ayant eu une révélation devant l’une ou l’autre œuvre. Il s’est fait, alors, un échange psychisque de l’œuvre à eux-mêmes, cette énergie mentale les poussèrent à pratiquer la peinture d’une manière personnelle. La sensibilité, la vision d’autres les poussèrent à mettre la leur sur la toile. Fantastique. Absolument fantastique. Il y a dans toute l’histoire Humaine une chaine de transmission. Et je vois ici à quel point le dévouement de certaines personnes se transmet à d’autres, sans besoin de mille discours. Une seule image peut suffire.

Le naissance artistique est plus touchante que la naissance de l’artiste.

 

PS : la peinture illustrée ci-dessus est celle de l’artiste marocain M’Hamed Issiakhem dont l’incroyable histoire correspond en partie à celles des peintres cités. https://babzman.com/cela-sest-passe-un-17-juin-1928-naissance-de-lartiste-peintre-mhamed-issiakhem/

Prolégomènes d’un nouveau mouvement de peinture

Admirateur des mouvements anciens de peintres révolutionnaires par leur vision et leur capacité à expérimenter, je suis un peu nostalgique de leur fin, je l’avoue. Je regrette même de n’avoir pu goûter à cette époque. Fauvistes, Expressionnistes, Impressionnistes, Nuagistes…sont éteints. Bien éteints. Malheureusement.

Du Cavalier bleu à Cobra, le temps à la peinture révolutionnaire est bien mort. Il me vint alors à l’idée de réanimer son esprit par ma pratique dans mon atelier, ce que je fis avec plus ou moins de succès. L’expérimentation et l’improvisation comme valeurs centrales.

Cette expérience me poussa à aller plus loin dans mon raisonnement. Voulant partager et étendre cette vision des pionniers, l’idée m’est venue de monter un groupe de jeunes peintres. De repartir à zéro en quelque sorte. Toujours avec cette mécanique centrale de bâtir une pratique artistique basée sur l’improvisation, la faculté de réflexion et d’expérimentation. Esthétique et poésie. Art brut et lyrisme.

Ce projet est ambitieux. Je pense qu’il aura la vertu de faire vivre un petit groupe dans une dynamique presque mystique. Et pourquoi pas, à amener un nouveau souffle à la peinture postmoderne dont l’horizon colle à l’ère du Temps, celle qui est globalement aussi tombée dans le jeu du marché. Taillée comme un produit pour être vendue comme tel. Chacun de son côté. A vendre sur Internet. Sans réel esprit. A quelques exceptions près bien sûr.

J’aimerais donc arriver à atteindre avec ce mouvement ce que Kandinsky appela « Du spirituel dans l’Art ». Un endroit où la peinture se fait. Se vit. Se tente. S’écrit. Un endroit où les gens pourraient venir quand ils le souhaitent. Avec des expositions périodiques hors des structures classiques; les Indépendants de la peinture. Gratter la toile comme Benrath, Hartung, Cy Twombly et Basquiat purent le faire. Surfer et danser comme Shigara et Pollock. En discuter tels André breton, Duchamp, Magritte et Piccabia. Aimer les formes et couleurs comme De Staël et Kupka. Y amener de l’angoisse à la Munch et Soutine. De la puissance, de l’élégance et de la légèreté à la Zao Wou-ki et Fabienne Verdier. Et tant encore.

J’ai commencé à écrire le Manifeste. Je dois encore arriver à trouver un endroit et des artistes avec une vision la plus libre possible; c’est-à-dire, par delà le beau et le laid.

Ce projet est peut-être celui de ma vie.

Je l’espère du moins.

Vitalisme

Je place mon vouloir dans un Vitalisme déraisonné.

Je jette, je jette et je lance mon âme comme Pollock le fit par sa peinture.

Je la griffe, la claque, la noie dans l’eau. Avec de l’éther. Furie et légèreté.

Elle coule, se répand, se mélange et se cristallise dans l’atmosphère.

Et je vois que c’est l’acte, sans cesse l’acte, qui la prend et la forge. La grandit.

La vie partout, en tout et je craque avec elle, de m’étendre.

Quelle incroyable sentiment de rester sur place et s’envoler par l’acte.

J’ai créé pour être ailleurs, sortir des plis, objectif caché.

Le cœur était là: une transe vitaliste.

Hors de contrôle.

 

 

De la pure fonction de l’écriture

Je viens de terminer mon deuxième livre. Je suis moi-même étonné de m’être libéré de cette envie de publication. Je l’ai terminé. Point. Cela s’arrête là. S’il sort, tant mieux. Si pas, je ne crierais pas à l’injustice, ni ne courrais après des solutions alternatives. Non, je l’empilerais simplement sur l’autre dans ma bibliothèque, mes trésors cachés,  mes enfants, mes beaux et fiers enfants, mes petits secrets gardés face au monde qui ne me comprit pas.

Voilà dix ans que j’écris avec plus ou moins de régularité. De ce temps passé, il me semble qu’un dixième de ce que j’ai pu écrire ça et là a été mis dans mes deux livres. Je n’ai pas écrit pour être reconnu, pour le style ou que l’on me prête l’une ou l’autre qualité littéraire. J’ai écrit car un besoin, un impératif me força à le faire. Un peu comme-ci une force supérieure me le dicta, m’y obligea, alors que je suis totalement conscient que mes chances de publication dans une maison sérieuse sont très minces vu le style, les thèmes et la courte longueur de ceux-ci. Pour moi, l’impact est bien le plus important. L’effet d’un texte n’a pas de de corrélation avec sa taille. Une seule phrase peut éclipser un livre entier. Ecrire c’est autre chose que d’aligner et aligner pour densifier une pensée. Pour la rendre visiblement plus dense. Un procédé d’enfouissement. Mais soit. Cela ne concerne que moi, finalement.

Ce qui est étrange pour moi c’est que bien que j’ai envie de liquider cette part créative de moi-même, qui chaque jour me mange, me dévore, me tue et qui finalement est un fardeau très lourd à porter par rapport à la rétribution qu’elle m’apporte, je continue. Ce faisceau est impossible à briser. J’en conclus donc que je me suis vu remettre quelque chose qui me dépasse, qui pourrait peut-être servir à quelqu’un d’autre. Peut-être sous peu, peut-être dans très longtemps, peut-être jamais.

Tout cela est bien énigmatique.

Je continuerai à chanter dans le désert, si je le dois.

Dans cinq ans, dix ans, vingt ans,

peut-être serais-je toujours là.

Au milieu du blizzard.

Sans effroi.

Mes enfants me questionnant.

 

Victoire de la Civilisation

Jamais repu de rien, l’Homme tel un parasite se détruisit en détruisant son Environnement ; le Cosmos. Tout démarra réellement quand les américains génocidèrent les amérindiens. Deux visions s’affrontèrent : le matérialisme, l’utilitarisme, le pragmatisme, la croissance, la Civilisation face à une vision fondée dans et par la Nature, une sagesse de la Terre, une poétique du vivre, les Sauvages.

C’est après cette guerre que notre Civilisation sorti pour de bon de la Nature. Le dit supérieur avait gagné. Le résultat aujourd’hui est abasourdissant. Le dit supérieur ne sachant même plus ce que ses aliments contiennent, n’étant pas au fait de leurs provenances, ayant perdu sa capacité à l’autonomie alimentaire. Mode de vie détruit par le Capitalisme. Soumis aux entreprises agroalimentaires, accroc aux pilules, les chamans réussirent quand même à se venger ; modernes anesthésiés.

Deux mille dix-neuf, la nourriture comme premier poison.

 

Expressionisme

Le sourire, le sourire, quel étrange trait humain. S’il y a bien une expression énigmatique chez les âmes torves, les masqués, c’est bien le sourire. Il est de multiples formes, de multiples significations. Et moi, je souris par automatisme, tellement que cela en devient presque inhumain. C’est à la vie que je souris, par profonde douleur, par profond désespoir, comme un baroud d’honneur. Pour lui dire que même si je suis détruis intérieurement, je peux toujours au moins simuler la joie, que je peux au moins espérer la voir un jour, la sentir une seconde, espérer. Rester en contact avec un peu de chaleur.

Je sais aussi que doucement, il pourrait devenir démoniaque ou lumineux, son caractère dépendra de ce que la vie me donnera comme coups encore et de comment je saurai les recevoir ou les esquiver. Le sourire est une terrible déchirure pour les âmes torturées, avec un minimum d’observations on peut voir que celui-ci n’a rien de gai, par l’œil on le voit très facilement. Comme un mécanisme de défense.

Et devant ce spectacle qu’est la comédie humaine, je souris. Comme un fou. Comme celui qui sait que l’on choisit si peu de choses. Je souris aux froideurs passées, aux désillusions vécues, aux coups psychologiques reçus, aux douleurs physiques journalière, à la tétanie d’être dans un monde de damnés, je souris aux élites délirantes, aux morts sur lesquels nous crachons chaque jour, à la grande solitude qui me serre dans ses bras, à mon nouveau et mon ancien moi.

Je souris pour défier ce qui nous a créé.

Car oui, si tout cela n’était que le fruit du hasard, il valait mieux en rire.

Je souris à l’Incertain.

Brave et immonde incertain.

Chimère des chimères qui me hante chaque seconde.

Terrible et odieux incertain.

 

Jung

Le geste, l’acte d’écrire s’apparente à un sismographe. Une manière de mesurer les forces de sa pensée, sa charpente psychique, de déployer les concepts que le mental couve. Se déployer soi par la pensée, pour mieux atterrir dans le réel. Une simple question de meilleur soi. C’est dans l’essence que le vision est la plus foudroyante. L’essence des choses, de soi. Tant d’abymes visités pour enfin devenir lumière.

Tant.

Le dévoilement de l’intuition, du pressentiment, demande un travail acharné.

Tant.

Homme Postmoderne

Ce qui a marqué le début de la faillite à venir de notre Civilisation est : l’industrialisation de l’Animal.
Lorsque il est devenu un simple produit d’usine, c’est l’humanité qui fut définitivement liquidée au bénéfice du profit toujours plus étendu. Les camps de concentration jusque dans leurs assiettes.
A mastiquer détresse et tumeurs.
Homme Postmoderne.

Fuite

La terre Voluptueuse terre,

me donnait les quelques images,

que j’avais grande envie et encore force de voir.

 

Derrière le champ économique,

je voyais autre chose.

Un autre destin de vie.

Un Monde hors Marketing. Un grand Monde.

 

Hors divertissement machinisé,

et sans fin.

Une sortie du perpétuel bal des nouveautés et critiques en tous genres.

 

Ô quel grand bien me procure cette fuite hors du monde.

Aux orées du moi.

Je sens être autre.

Je me vois entouré de grandes pensées et de grands penseurs.

 

Dans le temps long,

non interrompus par la publicité.

Il m’est permis d’apprécier l’Art.

De faire de ma Vie un début d’Art.

 

De prendre livres, pinceaux et plumes.

De prendre le temps de faire des choses banales.

Pain, poules, potager, Cosmos.

Loin de l’instantanéïsme, je trône.

 

Il me sent être comme le voyageur contemplant – ma Vie,

avec du goût et de riches nutriments.

Avec parfois,

quelques amertumes de ne m’être réveillé avant,

je l’avoue,

Mais je sais que le réveil d’aujourd’hui,

est moins beau que les réveils à venir.

 

Ô Providence soit clémente. Donne moi les clefs pour demeurer,

hors du monde, un peu plus.

Je ne veux plus être de ces petits homo economicus,

ce petit homme, à la tête coupée, courant derrière quelques deniers.

Supra

Les phares éteints.

La pleine puissance,

aspire à revenir.

 

Elle a en tête,

les temps anciens,

trempés de foi.

 

Volonté de dépassement.

Recherche de transcendance.

Eblouissement du ciel par les cieux,

côtoyant,

fatigue et désespérance,

lovés au pied de la porte,

du postmodernisme.

 

Le combat de l’interminable raison s’avéra tronqué.

 

Opinions lancées,

sans véritable fond,

sans fin.

 

Débats sur débats.

 

La grande libération.

n’amena pas l’évidence,

du divin soi.

 

Un supra soi ;

 

Être autre chose,

qu’un produit griffé,

de marques marketisées.

 

Bouffie de consommation,

notre grande Humanité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Droiture

L’enfant pointe l’index vers le ciel.

L’oiseau tel une torpille,

fond vers l’infini.

Ubuesque et grandiose,

notre regard noir et perçant.

 

Cette vie nous a été donnée,

malgré nous.

Une époque. Un corps. Un théâtre. Un cadre.

Du non-choix.

Un catapultage.

 

Mais ensemble, nous pouvons vivre comme des titans.

Se créer liberté.

Se déjouer de la décadence.

Se bâtir fierté

S’ériger dignité.

 

Devenir Dieux, nous demi-Dieux.

Rétablir la vitalité du Monde, nous vitalistes.

 

Finir légers et gais,

à suivre cet oiseau.

A nous fondre dans notre propre ciel.

 

Hors-du-temps.

A contrevent.

 

Nous, les inactuels.

 

 

La Voie de l’Être

La Voie de l’Être – qu’elle est-elle ? Un abyme pour qui n’a, dès son plus jeune âge, reçu quelques grands conseils de sagesse, et surtout su les saisir. La courbe de l’être sera ici plus difficile à redresser. Et encore plus pour qui veut devenir droit et non redressé comme Aurèle le dit. Cependant, cette voie de l’Être prise par les désœuvrés sera ô combien explosive de gaieté ; un spectre de suavité extraordinaire arrivera par petites touches. Une très grande délivrance. L’emprunter revient à penser contre soi-même. Un effort démesuré dans une société contemporaine prônant un certain confort, et une fausse originalité (unique comme tout le monde).

Pas de feuille de routes, c’est un champ de bataille qui est promis. Il ne faut rien ou au moins s’armer d’un marteau pour avancer. Encaisser les coups, fuir la populace, se cloisonner, considérer l’ennemi comme essentiellement médiatique (publicités, émissions débilitantes), chérir l’extase, se fondre en soi. Exploser sa télé ! Regarder le ciel, bouche ouverte, béatement. Inspirer. Expirer. Du souffle. Du calme. Quelques grands philosophes et quelques breuvages magnifiant le quotidien. Se recentrer. Il y a là quelques clefs très intéressantes à mettre à son trousseau.

Pour les autres, c’est pareil. L’impermanence est leur meilleure alliée. Boussole de la sagesse qui vient.

Petites considérations existentielles : deux

Réveillé et levé à sept heures, un dimanche matin. La petite ne connait pas encore le travail.

Comme Sénèque le dit dans l’un de ses merveilleux textes ; être libre n’est-il pas de disposer de son temps comme bon nous semble ? N’est-ce pas là l’une des dimensions les plus importantes, si ce n’est la plus importante d’une vie : disposer de son temps. Vivre à son rythme. Travailler – car oui, il le faut bien pour le commun des mortels – à son rythme. Que l’on soit riche, pauvre, ou entre les deux états, la plus grande satisfaction ne vient-elle pas d’avoir fait ce que l’on voulait intiment et totalement faire ? Je le crois. Je crois que les âmes les plus vives , les plus riches, les plus complètes, se trouvent dans cette mécanique. La souveraineté du soi. Quel homme, quelle femme n’en rêve pas ? Le vouloir libérateur/oppresseur. Le déploiement du soi.

Certains choisissent la résignation. Une attitude de soumission face à la vie telle qu’elle est. Ce détachement, cette acceptation du sort telle qu’il est dessiné, amène au renoncement partiel ou total face au vouloir oppresseur/libérateur ancré dans chaque être. Ce qui est une libération, une autre liberté, partielle ou totale. Chacun fait face à sa volonté de puissance comme il le peut et le veut. Aller vers la complétude d’une manière ou d’une autre est purement humain. Dans tous les cas, qui veut vivre incomplètement ? Il y aura bien toujours besoin de combler quelque chose, ne serait-ce que les besoins vitaux. Nature humaine. Nature tout court : chaque espace de terre nue finit par être recouvert par des orties, des liserons,  des pissenlits… ou si vous êtes là, vous pouvez y planter de la délicieuse menthe anglaise.

Mais, finalement, ne sommes-nous pas dépassés par ce nous sommes, par ce qui nous entourent, par les matériaux avec lesquels nous sommes faits, par la circulation de nos fluides, par notre deuxième cerveau ? Les presque Dieux, ne se font et se font eux-mêmes. Ils se perpétuent sur des plans connus et inconnus, sur des croyances, des tropismes. La philosophie que d’aucuns mettent sur pieds ne nous dépasse-t-elle pas ? Cet homme, cette femme a été faite pour penser. Et loin. Les plus libres savent qu’ils ne le sont pas.

Au fond, les structuralistes ont raison sur ce point. Les déterminismes nous fondent, nous forgent, nous guident, nous écrasent, parfois ils créent l’inverse de leurs effets habituels. Ce qui remet en cause le déterminisme même, mais ne l’évacue pas de la réalité.

Les structures existent, elles sont là. Les connaitre et s’en échapper pourrait être la plus suprême des victoires. Frapper, tabasser, pilonner, fracasser autant que possible ces structures. En sortir ; une programmation pour en sortir, aussi, ils diront. Nature humaine, sans doutes, je dirai.

Alors, oui, en effet, avec cette vision, difficile d’aller contre les déterminismes et les pré-déterminismes : l’homme serait programmé pour vivre et être sur plusieurs plans, pour tout et ne rien être – du plus savant ou plus crétin, du néandertalien au transhumain, du fataliste à l’optimiste, et ce dans n’importe quel des milieux.

Pourtant, il me semble que l’attitude, que les postures qu’un individu prend et forge, se forge face à son sort dépende de lui en grande partie. Plusieurs personnes dans la même situation, au même moment, dans la même vie, se comporteraient-ils, auraient-ils la même trajectoire de vie ? La même vision ? Oui et non, tout dépendra du potentiel, de comment l’âme, l’appareil sentimental a été construit et ce, dès la naissance. Une histoire de sensibilité face au monde. Les enfants de monstres ne deviennent pas tous des monstres.

Sans cesse, en la pensée complexe, celle qui chez nous, a définitivement étouffé la pensée binaire, nous ne pourrons tirer un constat, une conclusion. L’être humain est prisme recevant lumière d’autres primes, eux-mêmes relié à d’autres prismes.

Interconnexion illimitée.

Divisant les couleurs en une multitude infinie.

Avec encore un grand nombre de couleurs à inventer.

Sérendipité !

Bref condensé d’un monde

Les âmes authentiques. Les vertueuses, ne se posent en maîtresses du monde. Et c’est en cela que nous perdons notre bel avenir.

Chaque système engendre des monstres. Le nôtre agonise et les mutilateurs en profitent.

Les esclaves comme observateurs regardent la fin venant.

Petits spectateurs du désastre d’un monde à l’agonie.

Pantins tenus par des pantins d’autres pantins.

Furie in situ

On recherche le déchirement du ciel.

Les fracassants coups de tonnerre.

Le passé mort et enterré, revenant des eaux troubles.

L’impermanence de l’état de vie.

Un état de grâce.

Une sortie de soi à pleine vitesse.

La chimère des chimères,

sublime, immense.

Grandiose déraison.

Un impact tonitruant.

L’amour de la terre et des bêtes.

Un éblouissement de l’âme.

Les grandes contrées jamais foulées.

La luminescence tueuse d’abysses.

Dans la barque d’Alighieri,

à siffloter d’aisance.

Que devant nous, les cercles de l’enfer palissent.

Une mystique de vie,

à fleurir la tombe des Dieux.

Le cosmos pour seul allié.

Nous, les Exaltés.

Petites considérations existentielles : un

Vingt-quatre mai, encore tombé malade et d’énormes difficultés à avancer dans le programme de Julia. Il y a cependant quelques point positifs – l’avancement dans énormément de choses. Mais la lecture de Cioran a remis les choses en perspective et plutôt négative, je peux dire qu’elle m’a fait énormément de mal. Pourtant ce fut hypnotique. Un tel niveau d’esthétisme de l’écriture et de pensée m’a déconcerté. Je ramène cela aux grand peintres et cette connaissance qui, seule, a monté une micro-ferme. Tout cela me remet face à face avec ma médiocrité, cela m’est insupportable. Moi qui ai recherché et recherche la transcendance depuis si longtemps, je fais à faire avec chimère sur chimère, des montagnes russes infinies.

La question du pourquoi et du comment de mes agissements me malmène. Est-ce là une attitude fondamentalement humaine que de rechercher l’absolu ? Est-ce une grande incomplétude face à soi-même ? Une distance trop grand par rapport à la réalité du monde ? Est-ce dû à l’éducation, aux cicatrices d’enfance ? Je ne peux et ne sais le dire. Aucun concept ne s’ancre chez moi, je suis frivolité, c’est en lisant Cioran que je l’ai découvert. Mon esprit se départit de tout, il est programmé pour la fuite, pour aller vers l’absolu, alors qu’il sait intiment que c’est impossible, il continue son chemin. Ma pensée essentiellement organique joue contre moi, et jouant de la sorte, elle me grandit, dans la douleur, dans la fatigue, elle me ramène au réel d’un monde que je n’ai pas voulu. De l’intuitionnisme qui rejette l’intelligence, qui refuse de se concentrer sur les systèmes, qui n’adhère à rien. Qui flotte au-dessus des concepts. Peut-être que mon âme est torve, trop électrique que pour se poser sur la tranquillité.

Pourtant je ressens encore quelques exaltations à la découverte de nouvelles choses, je suis parfois léger. Il y a souvent dans cette attitude une non-pensée, un oubli de soi, un non-soi même, un abandon presque totale. La légèreté viendrait de là, le néant, le rien. L’auto-guidage dans un environnement bon, au moins en apparence. Peut-être est-ce là l’une des clefs. L’oubli de l’hostilité du monde contemporain, des ondes négatives écrasantes. Étouffé cette pensée qui me guide, qui est trop vivace pour moi, qui me maîtrise. Chaque instant mentalisé me pousse à l’irrationnel, est insaisissable, impossible à systématiser. J’apprends encore à transformer cette énergie mentale, au moins en énergie artistique, en oeuvre. Mais elle est un serpent, une anguille huileuse, démente, elle veut mais ne veut pas totalement. Que de travail ! Peut-être que mes conditions de vie non-voulue sont à la fois très bonne pour une mécanique prolifique de pensée et très mauvaise pour la recracher en quelque chose de viable, de créatif, de satisfaisant.

C’est en grande partie pour cela que j’en suis venu à lire quelques fameux philosophes, bien que j’y sois tombé par hasard et assez tardivement, je peux quand même dire que c’est grâce à eux que je suis sorti de l’ornière, que je suis sorti de moi. Il m’a été permis de voir que la pensée est naturelle chez un homme, qu’elle se dompte, qu’elle se dirige, de voir la possibilité d’autre chose. Quel grand bien cela m’a fait. Il n’empêche que je me situe toujours en pleine impermanence, en pleine urgence de vivre, je suis dans le feu de mon âme alors que la vie, ma situation, ma condition est inverse. D’une lenteur abêtissante. Le terrible fracas est là, la liberté mentale face à un éternel retour journalier d’une vie humaine à assumer, réductrice : factures, nourritures, travail et tout ce dont nous sommes vitalement obligés de faire, ce qui est en fait – maintenant que j’écris -fonctionner dans un système que je n’ai établi, que d’autres ont dessiné et décidé depuis des millénaires. La malaise doit se situer là. Tout cela est vertigineux.

Ces quelques philosophes fameux, ces stoïciens, ces hédonistes, ces épicuriens, ces ascètes, ces penseurs, une certaine pensée orientale, ne peuvent tout changer. Il y a dans mon être quelque chose d’inchangeable, d’intransperçable, un endroit où la tempête ne se laisse jamais vaincre par l’Ataraxie.

Est-ce là une question de grande sensibilité ?

Je le crois bien.

On ne se fait soi-même.

On compose avec ce que l’on nous a donné.

 

Aṣṭāṅgamārga ou le noble chemin octuple

Chez les Bouddhistes, la voie qui mène à la cessation de la souffrance ainsi qu’à la délivrance totale se nomme « noble chemin octuple ». Elle est composée comme ceci :

1° La parole juste

2° L’action juste

3° Moyens d’existence justes

4° Effort juste

5° Concentration juste

6° Etablissement de l’être dans l’éveil

7° Vision juste

8° Pensée juste

Qui peut prétendre être juste ?

Même les tyrans disent faire ce qui est juste pour le « bien » de leur peuple.

Alors qui est juste ?

Les quelques menteurs qui utilisent posture sur posture,

tellement usées qu’ils ont la certitude d’être les plus justes de tous les justes.

Le juste est un concept.

Un sentiment.

Une illusion.

Le pire des pires peut prétendre être le plus juste des justes.

Il peut même être plus serein que le bienveillant qui voulait faire plus mais ne le put.

Tout se mentaliste.

Surtout les mensonges.

On parlera de degrés de vision inhérent à chaque individu.

Anthropocène

Si vous pensez en logique d’espèce, tout se tient. L’Homme fait ce qu’il fait pour asseoir sa domination sur le monde. Il le fait en se répandant le plus largement possible sur le globe. Guidé par son instinct, il procrée, se multiple. Le but est de contrôler l’étendue. Les différences étant cause de frictions, de difficultés de gestion, il préférera une société uniformisée, automatisée, mollement confortable.

Détruire ce qu’il y a à détruire, pour construire après. Son égocentrisme, ce que l’on appelle anthropocentrisme le contraint paradoxalement à s’éradiquer lui-même d’une façon voulue et non voulue. Voulue, par les différentes guerres menées entre les nations, peuplades, esprit de conquête, esprit de haine… Non voulue, par résultat de sa propre évolution, pollution, destruction de son environnement.

Ce qui est en jeu ici, c’est l’anthropocène, et bientôt on pourra voir si l’homme a été programmé plutôt pour la vie ou plutôt pour la mort.

Ce qui est réellement en jeu aujourd’hui, c’est la raison face à l’économie du toujours plus.

C’est l’acuité et le discernement de l’espèce humaine face à sa propre survie, face à ses propres vanités marketisées.

L’enjeu : aller au-delà de sa nature destructrice ou y rester.

Marteau

– Ce pauvre garçon n’a rien grande chose. Pourtant, il donne l’impression d’être le plus riche des hommes.

– Voyez donc, cela saute aux yeux. Il ne possède rien. Il n’est donc attaché à rien. Sa liberté est là. Il est lui-même. Voguant vers rien d’autre que le rien.

– Mais alors, allons vivre dans un cabanon !

– Cela n’est si simple. Être dans un état de gaieté permanent, se contenter de peu, demande sérieux et rigueur dans la légèreté d’âme. C’est un sport de combat. Il faut avoir énormément philosopher, et au marteau, pour être comme tel.

– Le but d’un philosophe n’est-il pas de nous faire grandir et non pas de nous faire sentir si petits !?

– Il n’y a aucun but à rien sauf dans ce nouveau sport venu d’Angleterre, je crois qu’ils le nomment Soccer si je ne m’abuse. Mais bref, allons chercher un marteau, il se peut qu’un miracle advienne.

– Saletés de philosophes !

Mécanique

Il y a l’opium du peuple.

Il y a la philosophie.

Il y a les dogmes, les arrières-mondes.

Il y a la déconstruction, les abstractions.

 

La vérité est multiple.

Prismatique.

Chacun est produit de concepts,

eux-mêmes produits de concepts.

Liberté ?

Il est bon et mauvais d’avoir de grandes ambitions.

Les choses sont à expérimenter.

 

Chacun est sur sa Voie.

Ontologique.

 

Être

La promenade au milieu de l’être,

n’en fut pas une.

Tant de fois, elle fut misère,

que tu en gardes encore amertume.

Et du cap maintenu.

Malgré les rafales de vent, des maelström.

Tu n’as rompu.

Aujourd’hui, la délivrance t’embrasse.

Tu te dis que cela en valait la peine,

que même l’amertume n’est éternelle.

Le bal des parasites : introduction.

Qu’est-ce que tu veux que je te dise, petit ? On a mis sur pied un tas de systèmes. Un tas. Le communisme, le fascisme, le capitalisme, le nazisme, le libéralisme, le maoïsme, la démocratie et d’autres trucs que j’ignore, tellement d’autres. Beaucoup se sont effondrés, ce sont des cycles, chaque chose a sa durée de vie. Rien de grave. C’est comme la vie, ça naît, ça meurt, on en verra d’autres. Mais tu sais quoi petit ? Les oppresseurs et les oppressés demeureront toujours. C’est dans l’ordre des choses. Tout n’est pas sur le même plan.

Tu ne dois pas t’en faire. La plus grande liberté est de connaitre le système et ses limites, de composer avec, mais comment veux-tu appréhender tout cela si tu n’as déjà pas appris à te connaître ? La plus grande liberté est de savoir que l’on n’est pas libre, les systèmes sont des conneries. Supprime ce qui t’embête dans ta vie, entretiens ce que tu affectionnes, progresse, transcende-toi. Trouve ton truc. Tu tomberas certainement dans certains pièges, tant que tu t’en sors, c’est rien.
Mais ne sois pas dupe. Le système aurait pu être un autre système. Et toi, tu peux être ton propre système dans le système, aux côtés d’autres système qui sont des gens, des animaux, des structures.
Surfe sur toute cette crasse. Défie la poussière. Tu vaux bien plus que ce que le système te propose.
Moi, j’ai merdé du début à la fin. Je n’ai pas su faire ce que je te dis. Je sais pas, sans doutes ai-je manqué de courage, de force ou de substance. Mais que veux-tu, de là où je viens on n’apprend rien de grand, on vit mécaniquement, selon des schémas bien établis “tu feras des études mon fils et tu trouveras un travail”. Et tu t’exécutes. Et dix ans, quinze ans après, tu te demandes quel est le sens de tout ça ? Tu regardes ton petit salaire d’employé, tu allumes ta télé, tu t’endors après ta journée de boulot, tu t’amollis, t’abêtis, tu as la frousse de tenter quelque chose de plus grand parce que le confort ordinaire t’a mordu, que la sécurité t’emprisonne, que tu as peur de perdre le peu qui ne t’appartient pas encore.
Je suis prisonnier du système. Et pire encore, de mon propre système. Je suis ce que l’on a voulu de moi, ce que l’on a fait de moi. Et je ne saurai jamais être autre chose, cela a trop duré, c’est gravé dans la roche, je ne peux me déprogrammer. Mais toi ? Tu as encore tout le temps pour faire ta propre programmation. Pour cela, tu aurais besoin d’appuis, de mentors, de gens qui sèment de la lumière en toi. Je serai là pour toi.
Il partit, laissant la lumière allumée.

Toi, poche de lumière.

Nous avons besoin de poches lumineuses, disponibles ça et là, à portée de main lorsque nous nous asphyxions. Je sais que tu me diras que rien ne changera, que l’ordre est ainsi fait, que les cartes sont distribuées, et tout un tas de choses, et puis, et puis, je sais, c’est vrai.

Mais tu serais bien sot de réfuter que rien n’est joué, que tout n’est pas calculable, que ce que l’on appelle le hasard peut surgir de son trou, qu’il peut bouleverser la donne. Alors même si tu n’y crois pas, tu sais intiment que le hasard n’a pas besoin que l’on croit en lui. Un peu comme toi, pourquoi voudrais-tu que l’on croie en toi. C’est un jeu. Et tu sais aussi que le hasard est rare. Que le hasard peut tout aussi bien être destructeur que constructeur. Tu sais aussi que tu es perdu, car le vrai est entrelacé, perforé, englobé d’autres vérités, parfois plus pures encore. Le faux n’est pas le faux, il peut lui aussi être vrai en fonction du moment, de ton état d’esprit, et des événements. Tu es perdu, car tu n’avais pas reçu une éducation dogmatique, faite de certitudes, tu étais vierge.

Toi qui penses que c’est ta plus grande malchance, tu t’es trompé, encore. Tu peux voir plus grand, encore, encore et encore. Et tu te tromperas, tu penseras même te tromper alors que tu ne te trompes pas, encore. C’est la complexité de la vie. Tu vis la complexité de la vie. Elle est en toi. Tu es la vie. Une apparente stabilité dans un chaos en ébullition, en toi.

Deviens une poche de lumière. Je t’en conjure. Deviens une poche de lumière. Nous aurons besoin de toi. Lorsque l’Humanité deviendra plus crade encore, nous tomberons sur toi. Cela nous ramènera à autre chose, quelque chose de grand. Nous ne te demanderons rien de plus que quelques paroles. Un peu d’éclairage. Tandis que nous serons en pleine perdition, nous ne te demanderons qu’un peu de lumière, qu’un peu de ta pensée le jour où nous ne serons statufiés.

Dieu n’est pas mort, son cadavre bouge encore

Alors que les barrières étaient tombées, qu’il avait la libération en point de mire, il a échangé ses chaînes, contre d’autres, bien plus vaniteuses. Il est allé vers le rien, le néant.

Le céleste n’était plus, et une partie de lui-même non plus.

Il aurait pu transformer ce vide de pensées, de sens, en le contre-balançant avec un travail de réflexion sur le monde, en plaçant la culture au centre. Il avait tous les outils technologiques en mains pour cela. Il ne l’a pas fait. Il a préféré s’abêtir dans l’instantané, il a préféré utiliser le peu de temps dont il disposait à ingurgiter des informations abrutissantes jetées en masse ça et là dans le tourbillon médiatique. Dans le fond, ce ne serait pas vraiment grave, s’il appréciait sa vie, chose dont il n’est pas sûr.

Paradoxalement, il est son propre Dieu, et ne crée rien, il conspue, pleure sur son propre sort, alors que les voies lui sont ouvertes. Sans doutes, est-il devenu paresseux. On pourrait ne pas lui en vouloir d’ailleurs, très longtemps on lui a dicté ce qu’il devait faire, penser, et à cette époque il n’était sûr d’être heureux non plus.

Le divertissement est chose facile, c’est bien pour cela qu’il existe, pour alléger l’existence, pour reposer l’esprit se dit-il.

Mais, qu’il prenne garde, le repos du guerrier est une chose, le repos du paresseux en est une autre. Tandis qu’il s’affale dans son confort, que sa pensée devient de plus en plus molle, qu’elle perd en consistance, d’autres saisiront l’occasion pour lui dire avec véhémence et certitude que face au néant, eux ont la solution. Qu’il devrait leur laisser le plein commandement de la société, et que tout ira beaucoup mieux.

Si cette direction est prise, il ne pleura pas sa chance gâchée mais plutôt la situation dantesque. Il pleura pendant que les derniers bastions de son Humanité se retrouveront écrasés par des êtres pires que lui encore.

La liberté de penser est étouffée par la bassesse lyrique (défaut du langage amenant à un défaut de pensée) d’une grosse partie du peuple, et cela le restera tant que les pré-surhommes (l’homme en quête d’Humanité) resteront de gré ou de force dans l’ombre.

Grandeur

De l’espoir anéanti naît la sublime grandeur – Alors que la victimisation, la quête de bonheur, du bien-être sont plus que jamais à la mode, que la tension travail vie privée pousse au burnout. Certains s’envolent loin. Ils créent leur propre ciel, sont leurs propres étoiles. Ils illuminent nos noires contrées. Par delà l’occidental biberonné au matérialisme et harcelé par les publicités de toutes parts, ils se trouvent. Après avoir dépassé Dieu, ils ont dépassé le nihilisme, le trou béant que celui-ci avait laissé. Ils sont assez forts pour croire en la vie et voir le sacré là où le consommateur ne voit rien d’autre que bêtise juvénile. Ils sont au-dessus de l’abattement général, au-dessus de ceux qui ne trouvent que le négatif (ils le cherchent avant tout, par peur de faire face à eux-mêmes). Ils savent que le confort les abêtiraient et que l’effort léger, que la gaieté amènera ce que l’espoir détruit. Ils vont vers le meilleur, ils n’attendent pas le meilleur.

Ils ne sont attentistes. Ils n’attendent rien des autres, du système. Ils se battent, le cœur empli d’envie, de passion, avec la soif de ne vaincre autre chose qu’eux-mêmes. Dans un monde qui laisse peu de place à la lenteur, à ce que les utilitaristes et certains capitalistes appellent “l’inutilité”, eux gagnent sur tous les terrains, les terrains de la sagesse, de l’amitié, de l’amour, de la poésie, de la nature, du noble. Ils sont Femmes et Hommes complexes, complets. Ils sont le contre-poids face à ce désœuvrement, cette vision totalement dédiée à l’économie et au futur noir, des Femmes et des Hommes d’aspirations nouvelles. Ils n’espèrent pas, ils prennent leur avenir en main, en affrontant de grandes questions existentielles.

Avec vigueur et courage ils créent leur modèle de vie en s’écartant du modèle promis ou plutôt subrepticement imposé. Ils ont compris que ce n’était pas tenable, que vivre comme un consommateur revient à abandonner une partie de leur humanité, celle de l’Homme libre. Oh non, ils n’ont pas besoin d’espoir. Ils sont l’Espoir. Et j’invite toute personne désireuse de vivre grand à tendre vers cet espèce d’Hommes modernes. La peur ne vous guidera pas ! Amis. Emplissez-vous de confiance et dites à voix haute : la vie est grande, elle est partout, elle est en moi !

Pas de gagnant. Pas de perdant.

Il n’y a pas de gagnant, pas de perdant. Il y a un individu face à lui-même, au destin, à son environnement, aux structures, et lui seul peut choisir de changer, de se battre, de persévérer, de subir. La volonté naît de quelque chose. De l’attitude, de la non-résignation. Une attitude face à l’âpreté. Se faire compagnon de l’impossible abandon. Certains sont plus doués que d’autres mais attention au boulet de canon, à la force d’inertie. Du temps pour décoller, du temps pour atterrir, pour ne jamais atterrir.