Victoire de la Civilisation

Jamais repu de rien, l’Homme tel un parasite se détruisit en détruisant son Environnement ; le Cosmos. Tout démarra réellement quand les américains génocidèrent les amérindiens. Deux visions s’affrontèrent : le matérialisme, l’utilitarisme, le pragmatisme, la croissance, la Civilisation face à une vision fondée dans et par la Nature, une sagesse de la Terre, une poétique du vivre, les Sauvages.

C’est après cette guerre que notre Civilisation sorti pour de bon de la Nature. Le dit supérieur avait gagné. Le résultat aujourd’hui est abasourdissant. Le dit supérieur ne sachant même plus ce que ses aliments contiennent, n’étant pas au fait de leurs provenances, ayant perdu sa capacité à l’autonomie alimentaire. Mode de vie détruit par le Capitalisme. Soumis aux entreprises agroalimentaires, accroc aux pilules, les chamans réussirent quand même à se venger ; modernes anesthésiés.

Deux mille dix-neuf, la nourriture comme premier poison.

 

Expressionisme

Le sourire, le sourire, quel étrange trait humain. S’il y a bien une expression énigmatique chez les âmes torves, les masqués, c’est bien le sourire. Il est de multiples formes, de multiples significations. Et moi, je souris par automatisme, tellement que cela en devient presque inhumain. C’est à la vie que je souris, par profonde douleur, par profond désespoir, comme un baroud d’honneur. Pour lui dire que même si je suis détruis intérieurement, je peux toujours au moins simuler la joie, que je peux au moins espérer la voir un jour, la sentir une seconde, espérer. Rester en contact avec un peu de chaleur.

Je sais aussi que doucement, il pourrait devenir démoniaque ou lumineux, son caractère dépendra de ce que la vie me donnera comme coups encore et de comment je saurai les recevoir ou les esquiver. Le sourire est une terrible déchirure pour les âmes torturées, avec un minimum d’observations on peut voir que celui-ci n’a rien de gai, par l’œil on le voit très facilement. Comme un mécanisme de défense.

Et devant ce spectacle qu’est la comédie humaine, je souris. Comme un fou. Comme celui qui sait que l’on choisit si peu de choses. Je souris aux froideurs passées, aux désillusions vécues, aux coups psychologiques reçus, aux douleurs physiques journalière, à la tétanie d’être dans un monde de damnés, je souris aux élites délirantes, aux morts sur lesquels nous crachons chaque jour, à la grande solitude qui me serre dans ses bras, à mon nouveau et mon ancien moi.

Je souris pour défier ce qui nous a créé.

Car oui, si tout cela n’était que le fruit du hasard, il valait mieux en rire.

Je souris à l’Incertain.

Brave et immonde incertain.

Chimère des chimères qui me hante chaque seconde.

Terrible et odieux incertain.

 

Jung

Le geste, l’acte d’écrire s’apparente à un sismographe. Une manière de mesurer les forces de sa pensée, sa charpente psychique, de déployer les concepts que le mental couve. Se déployer soi par la pensée, pour mieux atterrir dans le réel. Une simple question de meilleur soi. C’est dans l’essence que le vision est la plus foudroyante. L’essence des choses, de soi. Tant d’abymes visités pour enfin devenir lumière.

Tant.

Le dévoilement de l’intuition, du pressentiment, demande un travail acharné.

Tant.

Homme Postmoderne

Ce qui a marqué le début de la faillite à venir de notre Civilisation est : l’industrialisation de l’Animal.
Lorsque il est devenu un simple produit d’usine, c’est l’humanité qui fut définitivement liquidée au bénéfice du profit toujours plus étendu. Les camps de concentration jusque dans leurs assiettes.
A mastiquer détresse et tumeurs.
Homme Postmoderne.