Tout a toujours été pareil

Houellebecq comprend parfaitement le nihilisme de cette époque. Celle où la marchandise a tout engouffré. Celle où la seule possibilité, le seul avenir, le seul espoir est toujours plus de PIB. Il a compris que nous ne sommes plus considérés que comme des variables économiques.

Le nouveau monde venant est pire, il est celui de la technocrature. Le Covid-19 tombe à pic pour endiguer toute tentative de manifestation. Traçage et puce sous-cutané.

Tout sera encore plus faux. Plus froid. Plus marketisé. C’est notre monde. Un monde en kit où les rêves communs sont voitures de luxe, vacances en chaîne, grosse villa…

Celui des conteneurs entassés, des animaux piétinant à mort leurs enfants dans des espaces dignes de camps de concentration, du gadgdetisme, du jetable. Tout tout de suite.

L’Europe n’est plus qu’une succursale, un grand marché ouvert où les âmes sont liquidées par la publicité et la finance. Le monde qui vient sera encore plus superficiel.

Ils préparent déjà des publicités Coca-Cola dans le ciel.

Loin des cimes du désespoir

Une ancienne partie de toi.

Les effets des structures balayés.

Devenir nécessite courage et abnégation. Traquer les chimères, faire son autocritique, son auto-analyse, s’autoéduquer.

En partant de soi, en regardant les splendeurs; mordre la cendrée plusieurs fois. 

La plupart s’épargne eux-mêmes pour mieux broyer les autres.

Tandis que toi, en te broyant, tu obtins la quintessence de ce que jamais ils ne pourront avoir; la simple et totale splendeur d’exister.

Sur les cimes les plus célestes.

Loin des désillusionnés, des moralistes, des accusateurs, des prisonniers du Temps.

Ils redoutent de devenir ce qu’ils sont déjà; poussière de poussière. 

Exortum est in tenebris

Je me fonds dans les ténèbres.

Traînant le cadavre de Dieu.

Et le Diable me traque.

 

Je me fonds dans les ténèbres,

et ma foi morte se moque de moi.

 

Je me fonds dans les ténèbres,

et Dieu n’est pas à mes côtés.

 

Le Diable se fiche pas mal de moi.

Et Dieu m’en veut.

 

Morts, morts, morts.

Tous ils sont.

 

Apostat.

Apostat.

Apostat.

 

Nihilisme.

 

Seul. Seul. Seul.

 

Du début à la fin,

je danse gaiement face au désespoir.