Vitalisme

Je place mon vouloir dans un Vitalisme déraisonné.

Je jette, je jette et je lance mon âme comme Pollock le fit par sa peinture.

Je la griffe, la claque, la noie dans l’eau. Avec de l’éther. Furie et légèreté.

Elle coule, se répand, se mélange et se cristallise dans l’atmosphère.

Et je vois que c’est l’acte, sans cesse l’acte, qui la prend et la forge. La grandit.

La vie partout, en tout et je craque avec elle, de m’étendre.

Quelle incroyable sentiment de rester sur place et s’envoler par l’acte.

J’ai créé pour être ailleurs, sortir des plis, objectif caché.

Le cœur était là: une transe vitaliste.

Hors de contrôle.

 

 

Fauves

Nous sommes là au beau milieu de fauves.

C’est bien cet esprit là qu’il s’agit de faire revivre.

Que les couleurs reprennent leur royauté.

Qu’elles exposent toutes leur puissance pigmentaire.

Leur chaleur. Leur froideur.

Le tout dans un équilibre contrôlé.

Il y a aussi un esprit dans la peinture.

Loin des valeurs du beau et du mauvais goût.

Primalité.

Orgone

Transfusion de l’essence

Electrification du corps,

dans une position christique.

 

J’ai bien senti qu’elle venait d’ailleurs.

 

Avant moi,

après moi.

 

Que j’étais un ailleurs.

Part irréductible en moi.

En tout.

 

Du meilleur au plus mauvais.

 

Réceptacles de l’énergie primaire.

 

Cosmos

 

Orgone

 

Eternel éternel.

 

 

Forteresse

Les vertus de la lecture, des livres, sont mis en avant par les lecteurs les plus enjoués, assidus, qui se nourrissent de satisfaction à dire que les livres sont ce qu’il y a de mieux, de plus beau, d’enrichissant, d’incroyable. Quelque chose de supérieur par rapport aux plaisirs communs de la foule. Mais de quels livres parlent-ils ? Et quels effets sur leur pensée ? Ouverture ? Ouverture sur ouverture ? Le sentent-ils vraiment ? Extase ? Révélation sur révélation ?

Médium parmi d’autres média, le livre a un pouvoir d’alinéation très très grand. Sous-évalué. Celui de faire croire à des vérités, à un sublime ne venant pas de soi, celui de jeter des chimères à la face du lecteur ; vivre par procuration. C’est cela, toujours lire plus, pour toujours vivre plus par la pensée, par la procuration, une fuite par rapport au  réel. Vivre par la fiction. Dans elle.

Ne faut-il pas que la pensée, sa propre pensée puisse demeurer au repos, dans une maturation, une incubation pour que la puissance de l’être se réveille. Il me semble que trop lire revient à ne plus vivre, à étouffer sa pensée. Quelle est ta mission existentielle ?Le pourquoi de ton existence ? Si tu aimes tant les livres, alors écris. Tu pourras entrevoir à quoi ressemble la puissance du créateur. C’est de cet acte que la qualité de ta présence au monde, à toi, prendra plus de volume. Ce sera un élan vers une autre dimension, hors de la procuration, un semblant d’autre dimension ; celle de se découvrir par soi-même et non par le travail d’autres.

C’est de cela dont je parle. Se dévoiler par soi-même, par sa propre réflexion et non celle des autres. Il n’y a jamais rien de plus solide, de plus fort que les actes, les pensées venant de l’âme.

Le plus beau vient de toi.

Etincelante forteresse.

Toujours plus forte dans le réel.