Petite interlude dantesque face à la démence généralisée

Vibrations, des vibrations, des grincements, cela couine, cela pue. L’époque. Ils désinfectent mais la crasse rutile, elle pourrit toujours plus l’atmosphère, elle est fière de sa bêtise, de son incurie face à ce qui est plus grand qu’elle. Elle est décomplexée. Satisfaite, elle est autosuffisante, et elle se pâme de toute sa laideur boursouflée d’opinions débilitantes, à pourrir le reste. Psittacidés. La masse ! Ils ont gagné. Le confort est là. Ils ont plus de temps pour eux que jamais ils n’en ont eu, et qu’ont-ils fait ? De l’abrutissement. Du divertissement. Ils mangent les cadavres. A manger les cadavres. Ils sont bons les cadavres. Broyés à la chaîne, produits par des miséreux aux dents longues en putréfaction de leur amour pour le Capital. Ils puent la mort. Ils en jouissent du tumulte de la douleur, des cris dans les cages, les fientes accumulées, des gorges coupées, des enfants dans les champs. Des dollars. Des dollars. Ils en jouissent à créer des besoins. Le progrès. Ils appellent cela le progrès.

Des porcs ! Mais les porcs sont plus fins que les vrais porcs. Ceux qui ont les cartes et qui ont toujours deux trois coups d’avance. Ils nourrissent la démocrature. De leur panse alourdie de bêtise et d’avidité, ils en rigolent.

Du plastique dans l’estomac, des pesticides dans la cervelle. Oh qu’ils sont biens les civilisés. Les civilisés. A bêler « Nous ne sommes pas des moutons, vous êtes les moutons. Et les autres bêlent la même chose ; nous ne sommes pas des moutons, vous êtes les moutons ». Et ils sont satisfaits de leurs produits griffés, qui leur dira à quel point ils sont dans le coup. A quel point ils sont au-dessus de la masse alors que des millions se disent la même chose avec même ou quasi-même produits. Ils ne sont pas des moutons ! Uniques, uniques, ils sont tous satisfaits d’être uniques.

Et les porcs, les vrais porcs en rigolent.

Qui écrit les légendes ?

Première explosion.

La déflagration est surpuissante.

Les glaïeuls sont en feu.

 

Ils eurent le temps.

 

On ne bâtit rien de bon avec des mensonges.

Il est l’heure de l’ultime retour.

 

Celui dont vous ne serez jamais capable.

 

Il est l’heure de l’atomisation.

On ne fait rien de bon avec des cadavres.

Petites considérations d’un peintre Vitaliste : un

Je reste ébahi par le résultat que donne le laisser aller presque total à la pratique. Comme Breton l’avait tenté avec les surréalistes, la peinture automatique, l’écriture automatique. Il s’agit de faire ressortir des siècles d’humanité dans l’acte, ne plus vouloir le contrôle, chercher l’accident, sortir de la rationalité. L’oubli de soi sans doutes. Sans garantie de résultat. Mais à l’image du Cosmos, l’intelligence innée se met en route, les lignes de codage gravées dans l’individu lui permette d’aller toujours plus loin en lui. Quelle chance est-ce que de pouvoir s’étonner soi-même.

Finalement, ce n’est pas son histoire que le Vitaliste peint ou écrit, c’est celle de l’Humanité.

Une histoire de fantasmes et de mystique.

Un besoin d’irrationalité.

C’est bien des entreprises les plus folles que naissent les plus grandes découvertes.

Une fois cela posé, il y a la cap à garder.

Homme Postmoderne

Ce qui a marqué le début de la faillite à venir de notre Civilisation est : l’industrialisation de l’Animal.
Lorsque il est devenu un simple produit d’usine, c’est l’humanité qui fut définitivement liquidée au bénéfice du profit toujours plus étendu. Les camps de concentration jusque dans leurs assiettes.
A mastiquer détresse et tumeurs.
Homme Postmoderne.